Nord-Ouest/Sud-Ouest. Quand l’activisme virtuel met en péril le lien Armée-Nation.

Les fous furieux de la toile s’obstinent par la manipulation, à désolidariser la nation de l’action républicaine des Forces de défense et de sécurité.

Anaïs Foumane

Au fil du temps, il est clairement apparu que la forme de l’Etat du Cameroun est l’enjeu majeur de la crise qui secoue depuis octobre 2016 les régions du Nord-ouest et du Sud-ouest. Ainsi, à côté du théâtre physique avec l’affrontement entre les Forces de Défense et de Sécurité et des mercenaires se revendiquant d’un mouvement sécessionniste, la toile est aujourd’hui un autre terrain d’affrontement où se déroule l’une des guerres les plus vicieuses, celle des perceptions. En effet un tour d’horizon sur la toile, met en exergue de nombreux activistes qui s’évertuent par des méthodes peu orthodoxes à dénaturer l’action des Forces de Défense et de Sécurité dans les régions du Nord-ouest et du Sud-ouest. L’objectif de cette campagne étant de briser le lien Armée-Nation qui est le socle même de la politique de défense nationale du Cameroun.  Le concept de défense populaire est consacré depuis plusieurs décennies comme le soubassement de l’action militaire camerounaise. Elle suppose qu’en cas de péril grave, la nation toute entière est appelée à prêter main forte à l’armée pour la défense des intérêts vitaux du pays. Cette doctrine a donné des résultats remarquables dans le cadre de la guerre contre Boko Haram. Et c’est justement au regard de son efficacité que les ennemis de la nation tapis derrière leurs écrans se sont donnés pour objectif de désolidariser les populations de l’action militaire.

L’épisode sanglant de Menka a encore donné à voir toutes sortes de manipulation visant à discréditer et délégitimer l’action des Forces de Défense et de Sécurité. Des photos truquées saupoudrées de commentaires tendancieux ont circulé sur de nombreuses plateformes virtuelles faisant croire à l’opinion que l’armée camerounaise avait procédé à des exécutions sommaires, tuant d’autres personnes par pendaison. Or, le récit des témoins oculaires révèle qu’une bande armée avait pris d’assaut le village bien des jours avant ce sanglant 24 mai. Leurs actes d’intimidation et de terreur avaient plongé la population dans la peur totale. Dans un esprit de défense populaire des habitants du village ont alerté les Forces armées. Et à dessein, dans leur entreprise de désinformation ces activistes virtuels ne révèlent pas que ces hors la loi ont froidement abattu cinq otages ; ils omettent volontairement de préciser que ceux-ci ont ouvert le feu sur les éléments des Forces de l’ordre après avoir refusé de se rendre. Dans ces articles, post et tweets qui pullulent dans le cyberespace, les omissions sont légion et les distorsions de la vérité le sont encore plus. L’effet final recherché étant de convaincre le public que les populations civiles du Nord-ouest et du Sud-ouest sont prises pour cibles dans les opérations de sécurisation. Ces pyromanes de la toile se gardent bien de raconter au public comment des villages entiers sont pris en otage par des gangsters suréquipés. Ils s’attardent rarement sur les kidnappings, les actes de viols et autres actes de prédation perpétrés par des mercenaires payés pour semer le chaos. Ils Oublient de préciser qu’une proclamation d’indépendance unilatérale, fut-elle symbolique, dans un Etat de droit, s’apparente à une déclaration de guerre. Ils choisissent d’invoquer les textes internationaux quand ça peut servir leurs sombres intérêts. Cependant, l’Armée camerounaise n’a pas changé. Cette armée qui s’est vaillamment défendue lors du conflit de Bakassi, celle-là même qui se met au service de la population et garantit sa protection face aux terroristes Boko Haram, est la même qui face à une horde de mercenaires, protège la population et défend l’intégrité territoriale dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.

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