Terrorisme en zone anglophone : la démarche apologétique des médias internationaux

Depuis le début de la crise anglophone dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, l’écho qu’en fait une certaine presse, et notamment celle basée à l’étranger, prête à équivoque. Des faits parfois complètement travestis, un casting d’intervenants totalement partial et des analyses à la subjectivité inexplicable.

Charles ABEGA

De manière outrageuse, des journalistes s’amusent à bidouiller les images réelles dans le but de biaiser la perception d’un accrochage entre les Forces de Défense et de Sécurité loyalistes et des bandes sécessionnistes lourdement armées. Sur les Unes de leurs publications imprimées, grâce à leurs supports numériques et à tous les nouveaux médias en ligne, des illustrations maladroitement manipulées sont exposées, soutenues par des textes qui parlent de massacres de villageois par l’armée camerounaise, de « sur-militarisation » de la zone par le gouvernement ou encore de refus de toute plateforme de dialogue par ce même gouvernement. Or, sur le terrain, la presse locale et une frange de bien d’autres confrères venus de l’étranger, font leur job à plein temps, mettant à nu la démarche apologétique de ceux qui semblent militer pour l’installation du terrorisme au Cameroun. Il est à rappeler ici que, dans sa lutte contre la secte islamiste Boko Haram, l’armée camerounaise s’était déjà vue attribuer des actes horribles dont elle n’était pas l’auteur, dans le but évident de briser le moral des troupes au front et d’en ternir l’image à l’international. Une armée qui apparait pourtant comme un réel pilier de la paix dans la sous-région Afrique Centrale, au regard de ses contributions dans les différentes missions de stabilité et de retour à la paix dans les pays en crise notamment en RCA et au Congo.

C’est un peu l’histoire de l’arbitre acquis pour une cause avant le début même de la partie, ou encore celle d’un miroir devenu magique et qui désormais, décide d’enlaidir certains de ses reflets, enjolivant d’autres. Sinon comment comprendre que là où « le fait est sacré », des acteurs spécialisés, des mains exercées, choisissent de donner au public, de mauvaises clés de lecture pour une situation professionnellement accessible ? Un pays réputé pour sa stabilité, est attaqué de toute part à l’indifférence générale ou plutôt, sous les encouragements d’une certaine communauté internationale, décidément liguée contre la paix au Cameroun et contre le promoteur de cette paix. En effet, le Président de la République fait l’objet d’une campagne acerbe de dénigrement fortement relayée par les médias occidentaux, sous plusieurs mobiles fallacieux partant de la dictature à la tyrannie en passant par le népotisme. Et c’est visiblement sous ce prisme tronqué à l’origine que cette même presse internationale interprète les évènements des régions anglophones.

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