Société. Mobilisation pour préserver la paix

Des initiatives fusent de toutes parts et appellent la communauté nationale à se mobiliser pour un Cameroun paisible et indivisible.

Marlyse Abeng

Paul Biya n’a de cesse de le marteler. Le Cameroun est un havre de paix. Ce avec quoi, la classe politique nationale est d’accord. Ce d’autant plus que le Cameroun a réussi depuis des décennies, à préserver cet acquis cher à tous, au moment où ses voisins de la sous-région et en Afrique fait face à des troubles. Les camerounais sont donc conscients que la paix est un bien précieux qu’on doit conquérir et conserver à tout moment. Aussi, c’est un état réel et concret qui se caractérise par la mise en place des projets structurants et fédérateurs qui participent à l’épanouissement des citoyens, améliorant leurs conditions d’existence. La paix fait appel à des valeurs de tolérance, du droit des peuples. Un droit qui s’exprimera cette année dans les urnes, avec les échéances électorales. En effet, l’an 2018 consacré aux élections dans notre pays se présente comme une année au cours de laquelle tous les Camerounais doivent se mobiliser pour choisir des hommes et femmes à mesure de se mettre au service du peuple. Ce qui passe par le maintien d’un climat de paix durable et solide. Conscient de cela, les camerounais de tous bords se mobilisent pour préserver la paix.

La dernière initiative en date est celle des artistes musiciens. L’idée est de sensibiliser les camerounais de tous les bords sur la nécessité à demeurer dans la paix, à demeurer unis. Car, on oublie ainsi nos appartenances sociales, religieuses et culturelles, nos clivages. Des artistes ont donc décidé de participer au soutien de la cause du vivre ensemble. Kamer Urbain a réuni la crème des artistes pour passer un message fort sur le patriotisme des Camerounais, la préservation de la paix et de l’unité. Mais surtout, un message qui témoigne que le Cameroun est un pays de paix, uni et indivisible. Et quoi de mieux qu’une musique dynamique à la fois pop, afro, Rap, Trap, Hip-hop, avec des couplets chantés en plusieurs langues à l’instar du Douala, du Fulfulde, du Pidgin, du français et de l’anglais pour le démontrer.

 

Avant eux, ce sont les évêques réunis autour des travaux de la 43ème assemblée plénière des évêques du Cameroun en avril dernier, qui avaient lancé un vibrant appel aux garants de la sécurité pour qu’ils assurent les conditions de paix en faveur d’un retour des populations déplacées, dans la crise qui secoue les régions du Nord-Ouest et du Sud- Ouest, affectant ainsi la vie sociale et en particulier l’éducation. Ils avaient par la suite exhorté tous les protagonistes de la crise à abandonner les violences. La Fondation Internationale Issa Hayatou n’est pas en reste. Elle entend jouer à fond sa partition pour que le vivre-ensemble soit une réalité. Cette fondation organise du 8 au 9 juin 2018, un gala sportif et culturel  dans les villes de Limbé et Douala qui sera sanctionné par un match de football avec à la clé, un trophée dédiée à la paix à Limbé le 8 juin et le lendemain. Douala abritera également un concert géant pour la paix à la place du gouvernement.

De nombreux artistes presteront pour la paix au Cameroun. De nombreux messages seront envoyés à l’endroit des populations du grand Nord et de la partie anglophone qui sont des régions qui connaissent des crises. « S’il n’y a pas de paix, il ne sera même pas possible de continuer à jouer au football», fait savoir le Général Pierre Semengue, actuel président de la ligue de football professionnel du Cameroun et parrain de cette édition. « La paix est une denrée rare dans le monde. Le Cameroun est un pays qui regorge beaucoup de personnes de nationalités différentes. C’est un grand pays et nous voulons que la paix reste de mise car la guerre ne profitera à personne», exhorte l’ivoirien Anoi Niniba Castro qui a connu l’expérience de la guerre dans son pays a voulu attirer l’attention des Camerounais sur ces crises qui peuvent à tout moment dégénérer.  A travers la fondation Issa Hayatou, il appelle les camerounais où qu’ils se trouvent à déposer les armes. Il invite les citoyens camerounais au dialogue.

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