Communication mensongère et fake news. La malhabile stratégie « ambazonienne »

La corde sensible de l’émotionnel ou de l’émotif est visiblement la vague sur laquelle les activistes séparatistes des régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest ont décidé de surfer, pour se bâtir un capital affectif national et international. Afin d’atteindre cet objectif, les méthodes sont bien souvent, très peu orthodoxes.

Charles ABEGA

Si l’on se surprend à évoquer depuis quelques jours, une quelconque intervention des casques bleus des Nations Unies au Cameroun suite à une supposée explosion socio-sécuritaire dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, c’est bien parce que d’aucuns auraient réussi ou s’acharnent à faire croire au « monde », de l’effectivité d’un réel conflit ou plutôt, de l’existence d’un grand théâtre de massacre des populations d’une partie du pays. Et comme une partie de ce « monde » semble vivre dans l’attente de la moindre occasion pour envahir le Cameroun et en tenir les rênes, les manœuvres des activistes semblent donc trouver un terrain fertile et une oreille prédisposée à recevoir leurs semences malsaines. Malheureusement, il y a en face, un peuple patriote et déterminé, une armée loyaliste et professionnelle, dont les interventions bien encadrées participent au maintien efficace de la paix et de la stabilité sur tout le territoire, sous les orientations et l’impulsion d’un pouvoir politique attentif aux moindres soucis des populations. Du coup, les manipulations faites de la réalité sur le terrain n’a que quelques heures voire quelques minutes pour émouvoir sur les réseaux sociaux, avant de s’estomper devant la conscience désormais plus qu’éveillée de la société camerounaise, africaine.

Ainsi, l’on est passé à côté d’une hystérie collective et d’une psychose générale dans la localité de Njikwa il y a quelques jours. Un message porté était alors signé du sous-préfet, annonçant le passage sous contrôle exclusif de la localité, des bandes armées sécessionnistes et relatant la désertion constatée des Forces de Défense et de Sécurité républicaines. La panique fut évitée de justesse, grâce à la capacité de réaction de la communication institutionnelle et notamment à celle de la Division de la communication du ministère de la défense, qui a tôt fait d’exploiter son insondable réseau de capteurs naturels pour démonter avec justesse, le faux support de communication. Quelques heures plus tard, une autre communication, cette fois authentique du même sous-préfet, venait rassurer l’honnête opinion. Njikwa est bien loin de passer sous un contrôle autre que celui de l’Etat, sous la présence rassurante et bienveillante de nos Forces de Défense et de Sécurité. Dans la même veine, des images captées à partir de téléphones portables, à l’issue d’une confrontation entre l’armée régulière et les séparatistes à Menka, feront l’objet de maquillage et autres tripatouillages sur ordinateur, avant d’être balancées sur la toile. Et là encore, l’experte communication des institutions de Yaoundé infligera un nouvel échec aux malappris, en révélant les parties retouchées des éléments diffusés.

Il devient donc aisé de comprendre le dépit de l’opinion nationale et internationale quand est mise en ligne une intervention toute aussi traficotée de Nikki Haley, ambassadrice des Etats-Unis d’Amérique à l’ONU, qui condamnait prétendument à la tribune des Nations Unies le 1er juin dernier, le gouvernement du Cameroun pour violences excessives contre le peuple anglophone.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *