Efforts pour le maintien de la paix. Paul Biya reçoit les encouragements de l’Union européenne

C’était devant le Conseil des droits de l’Homme des Nations Unies à Genève ce 19 juin.

Anaïs Foumane

Malgré des critiques acerbes de certains acteurs de la scène internationale, les plus influents restent favorables à la démarche entreprise par le gouvernement camerounais dans le cadre de la crise qui secoue les régions du Nord-ouest et du Sud-ouest. En effet, ce 19 juin, devant le conseil des droits de l’Homme des Nations-Unies, l’Union Européenne s’est prononcée sur le cas du Cameroun en préconisant au Chef de l’Etat Paul Biya de « ne ménager aucun effort pour désamorcer le conflit et engager un dialogue en vue de trouver une solution durable à la crise, ainsi que pour assurer la protection des civils ». Sans être péremptoire comme certaines ONG qui affirment sur la base de preuves discutables que l’Armée camerounaise commet de nombreuses exactions, l’Union européenne a suggéré que des enquêtes impartiales et approfondies soient menées sur les allégations de violations des droits de l’homme et d’abus. Une posture qu’on peut sans risque de se tromper, qualifier de favorable à la politique du Président Paul Biya. Les sécessionnistes l’ont d’ailleurs relevé et désormais,  ils traitent l’ONU d’organisation corrompue. Or, tout le monde a été témoin du lobbying qu’ils ont développé pour exiger de cette structure qu’elle intervienne en leur faveur dans le cadre de cette crise. Il est clair à la lecture du passage consacré au Cameroun que l’Union européenne ne cautionne ni ne prend en compte le projet de sécession qu’essayent de vendre quelques individus en mal de sensations fortes mais surtout mus par des intérêts égoïstes.

Le gouvernement camerounais a été d’accord pour reconnaitre certaines insuffisances dans sa gestion des entités anglophones. La preuve, de nombreuses mesures d’ajustements ont été prises et le processus se poursuit. Mais, il n’est nullement question que l’Etat cède aux revendications qui touchent à l’essence même de la Nation. Le Cameroun comme n’importe quel autre Etat jaloux de son intégrité et de sa souveraineté se défend. Oui, il y’a peut eu être des débordements   du côté des forces de l’ordre et qui dans un tel contexte d’agression peuvent se justifier, mais comme l’ont toujours rappelé les autorités, ces cas qui finalement sont très isolés sont sévèrement punis selon les textes en vigueur dans l’Armée et le code pénal.  Bien sûr, l’Union Européenne a condamné l’escalade de la violence dans ces régions et a demandé au  gouvernement d’accorder un accès sans entrave au Conseil des droits de l’homme des Nations unies ainsi qu’à d’autres acteurs humanitaires et des droits de l’homme, y compris l’accès aux 47 détenus anglophones ». Une démarche qui n’est pas étrangère pour le gouvernement camerounais, lequel n’a jamais eu de problème à collaborer avec des organismes de droits de l’Homme, bien que ces derniers ne soient pas toujours objectifs dans leur diagnostic.

Au final, cette posture de l’Union européenne a dû faire plusieurs autres mécontents. Nous n’oublions pas que c’est à l’issue de cette session que les Etats-Unis ont décidé d’abroger leur mandant au sein de cet organisme, un mandat qui devait pourtant s’achever en 2019. Même si la raison évoquée reste le problème israélien, il reste aussi que, après la sortie inopportune de l’ambassadeur américain Henry Peter Barlerin il y a quelques semaines, tout le monde a remarqué l’hostilité à peine voilée de l’administration américaine vis-à-vis du Chef de l’Etat camerounais.

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