Crise sécessionniste. Le temps a donné raison au Ministre Paul Atanga Nji

Au sein des fora sécessionnistes, le Ministre de l’Administration territoriale Paul Atanga Nji est en tête de liste des hommes à abattre. Il est considéré comme un traitre. Son crime étant d’avoir dénoncé très tôt ce qui s’est finalement révélé exact : qu’il n’y a pas spécifiquement de problème  anglophone au Cameroun.Anaïs FOUMANE

Cette déclaration sur les antennes de la télévision nationale a créé un tollé général aux premières heures de ce qu’on pouvait décemment appeler à l’époque  « crise anglophone ». Près de deux ans plus tard, avec un bilan d’au moins 200 morts civils et militaires, près de  100 000 réfugiés et déplacés internes, 120 écoles vandalisées, des dizaines de personnes enlevées, on peut clairement passer de « crise anglophone » à « crise sécessionniste » et donner pleinement raison au Ministre Paul Atanga Nji. En réalité, s’il était vraiment question d’un problème anglophone, il y a longtemps que cette crise serait terminée. Nous n’allons pas revenir   sur les mesures entreprises par le gouvernement pour répondre aux revendications corporatistes et socio-économiques présentées dans le cadre de cette crise. Elles sont connues de tous tant le Président Paul Biya a souhaité que cela se fasse dans une approche participative et transparente. Que ce soit dans le corps enseignant ou au sein du corps judiciaire, toutes les doléances ont été satisfaites. Aujourd’hui les violences qui ont cours dans ces deux régions, ne peuvent s’inscrire dans le cadre d’un malaise social. Lorsque le Ministre Paul Atanga Nji déclarait qu’il n’y a pas spécifiquement de problème anglophone au Cameroun, c’était au regard des réalités socio-économiques dans les autres huit régions du Cameroun. Le besoin en infrastructures (routes, écoles, abductions d’eau potable, hôpitaux, etc.) est commun à toutes les régions et certainement plus criard dans d’autres régions du Cameroun. Si les anglophones étaient effectivement marginalisés au Cameroun tant par leur sous-système éducatif que par l’accès aux grandes écoles et à la fonction publique, comment expliquer l’engouement croissant des parents francophones qui choisissent de scolariser leurs enfants dans le sous-système anglophone ? Même si nous ne disposons pas de chiffres, on peut au regard des faits avancer qu’au Cameroun, quatre familles francophones sur dix ont opté pour l’éducation dans le sous-système anglophone.

De même, quand le Ministre Paul Atanga Nji a ordonné la fermeture des armureries, c’était une décision stratégique qui aujourd’hui permet de limiter les dégâts. Les sécessionnistes ont certes eu l’occasion de se fournir en armes, avant cette décision qui est intervenue en fin avril 2018, d’où les dégâts qu’ils causent en ce moment, mais le mal aurait été encore plus profond, sans cette mesure drastique. Pour ces criminels, le Ministre est un traitre parce qu’il n’a pas cautionné l’imposture sécessionniste et qu’il a pris une longueur d’avance en interdisant la vente d’armes à feu sur tout le territoire, cependant pour le Cameroun, il reste un fils intègre.  Et jusqu’ici, le Ministre Paul Atanga Nji a la confiance du Chef de l’Etat qui une fois de plus a fait le juste choix en le désignant ministre de l’Administration territoriale.

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