Crise anglophone et plan d’urgence. L’humain au centre de la démarche de Paul Biya

Un énième geste humanitaire pour marquer son désir de paix, son souci du bien-être de ses compatriotes.

Charles ABEGA

C’est le 20 juin dernier, le temps d’une rencontre avec la presse, que le Premier Ministre Philémon Yang a annoncé le lancement officiel du Plan humanitaire d’urgence initié quelques jours plus tôt par le Président de la République. Une disposition qui vient apporter un peu de baume au cœur des populations meurtries des régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Un geste que saluent plusieurs partenaires avisés du Cameroun dont la France, qui promet d’ailleurs, par la voix de son chef de mission diplomatique à Yaoundé, une contribution à titre de soutien. Et elle n’est pas la seule à adhérer à cet élan de solidarité puisque plusieurs organismes internationaux ont également manifesté le désir d’accompagner l’Etat dans cette démarche. Paradoxalement, d’autres voix s’élèvent notamment d’Europe et d’Amérique, pour dénoncer l’initiative de l’homme-lion, évoquant pour certains un prétexte pour le lancement de la campagne présidentielle dans les régions en crise, ou encore « le caractère prétentieux » de ce geste car, selon ces contestataires, le Président de la République aurait « un management approximatif de cette crise depuis son début ». Pour d’autres par contre, Paul Biya essaie de contenir par anticipation, une probable et imminente intervention de la communauté internationale sur le Cameroun, sous le fallacieux prétexte du rétablissement de la paix et de la stabilité dans la zone anglophone en crise. À travers leur tribune privilégiée, à savoir les réseaux sociaux, ces fauteurs de troubles invitent tout simplement les populations des localités concernées, à boycotter cette dynamique apaisante impulsée par le Chef de l’Etat camerounais.

Malheureusement pourrait-on dire, la mobilisation est générale à travers le territoire national. Toutes les régions réagissent favorablement et massivement à l’élan de solidarité imprimé. A travers des collectes coordonnées par les élites et autorités administratives, la machine humanitariste et incarnée est en marche. Chacun, depuis sa position sociale fusse-t-elle moindre, voudrait accompagner l’homme du Renouveau dans son désir de construire une nation vraie, reposant sur des valeurs fortes, telle une maison bâtie sur le roc. Des entreprises de BTP et autres opérateurs économiques se disent volontaires et prêtes pour des chantiers de reconstruction, car il y en a considérablement à reconstruire. D’ailleurs, les près de 13 milliards budgétisés pour cette action visent en priorité la reconstruction de plusieurs infrastructures détruites par les sécessionnistes. Il s’agit notamment d’hôpitaux, de salles de classe, de bâtiments du service public, etc. Au regard de l’engouement suscité par cette initiative, voilà une autre occasion pour le Président Paul Biya de redire le souci qui est le sien, du bien-être de ses concitoyens. Il s’était déjà illustré avec la catastrophe du Lac Nyos, la catastrophe ferroviaire d’Eséka, les sinistrés du grand Nord avec les multiples inondations, les victimes multiformes de Boko Haram, etc.

Il s’avère donc clairement que les multiples arguments avancés par les activistes pour déconstruire le plaidoyer humanitaire du Chef de l’Etat, sont complètement foireux et invalides. L’homme ayant amplement eu le temps de faire ses preuves.

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