Intervention des forces onusiennes au Cameroun. Pourquoi les États-Unis semblent aussi déterminés ?

Les Etats-Unis de Donald Trump continuent de militer pour une introduction du dossier Cameroun, au menu du Conseil de Sécurité de l’ONU. Leurs mobiles : « éviter le désastre humanitaire dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. »

Charles ABEGA

C’est connu, les grandes puissances ont coutume de se réfugier derrière les plateformes multinationales pour imposer leurs ambitions hautement égoïstes, leurs envies expansionnistes et même, pour sauver leurs orgueils surdimensionnés, après de quelconques affronts subits, face à un tiers Etat souverain et dans son bon droit. Il faut alors imposer la loi du plus fort. Alors, la communauté internationale, à travers tout le système des Nations Unies ou encore les organismes internationaux à l’instar d’Amnesty International, les institutions de défense des droits de l’homme, et même parfois Médecins sans Frontières, tous que dominés et contrôlés par ces « grands », sont sollicités. A coup de rapports et de constats pour la plupart aussi complaisants et fallacieux les uns que les autres, ces organisations amplifient outrageusement le moindre fait, travestissent la réalité, pour préparer la conscience collective à une opération militaire et justifier la mise en route d’une intervention armée sous le couvert des Nations Unies sur le territoire d’un Etat souverain.

L’Irak, la Lybie, la Côte d’Ivoire et bien d’autres encore, qui n’étaient nullement dans une situation d’urgence humanitaire nécessitant une quelconque intervention étrangère, se sont retrouvés envahis par de pseudos forces onusiennes qui se transformeront plus tard en cheval de Troie pour d’autres entités qui visent bien plus que le rétablissement de la paix. Ce sont de grands groupes de lobbying qui visent à contrôler et exploiter à fond le pouvoir politique, le potentiel économique et toutes les opportunités industrielles qui pourraient s’offrir à eux. Voilà résumé, le scénario que les Etats-Unis et leurs alliés dont la Grande-Bretagne, voudraient aujourd’hui appliquer sur le Cameroun. Des crimes commis par les bandes séparatistes mis sur le dos des forces républicaines, avec des bilans grossis et des illustrations affreusement bidouillées, que les spécialistes des NTIC démontent heureusement tous les jours, au grand dam de ces Etats voyous, ligués contre le pays de Paul Biya, avec une projection panoramique sur tout le bassin du Golfe de Guinée.

Avec le drame sécuritaire qu’ils ont installé dans les pays du proche et du moyen Orient, il faut s’assurer de nouvelles réserves pétrolifères. Et le Golfe de Guinée dont le Cameroun est le principal écu, vraisemblablement vulnérable et sans défense, apparait comme une cible de choix. L’on peut donc comprendre l’effectivité de tous ces leviers de pression mis en branle depuis quelques mois par Donald Trump et ses acolytes, dans le but de noircir les institutions de Yaoundé, et optimiser le capital affectif obtenu auprès des membres du Conseil de Sécurité de l’ONU, sensibles à leur funeste démarche. Il est vrai que depuis 2011 et l’invention de la Lybie qui a entraîné l’assassinat du Guide Mouammar Khadafi, les mentalités ont considérablement évolué, et l’on n’est plus sûr que les nations africaines et même bien au-delà, se taisent devant ces manœuvres néocolonialistes perfides, dont les conséquences sont d’une cruauté inégalée.

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