Défendre et préserver l’intégrité territoriale, Le noble serment de Popol prend aujourd’hui tout son sens

La petite phrase est devenue culte et très attendue après chaque élection présidentielle : « I do so swear ! ». Mais qu’en est-il réellement de ce contenu et en quoi se traduit-il au quotidien dans la vie des Camerounais ? Il est clair que nous avons un minimum de choses à réchauffer au fond de nos mémoires.

Charles ABEGA 

Depuis le début de la crise dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, et surtout avec l’entrée en scène des Forces de Défense et de Sécurité républicaines, les avis ont connu une divergence parfois déroutante, notamment à propos de l’attitude générale du Président de la République. Dans les interprétations des uns et des autres, l’on peut percevoir des sanctions hâtives de personnes non-avisées, mal informées, ou complètement ignorantes des détails de l’exercice du devoir présidentiel.

Il suffit pourtant de parcourir la Constitution du Cameroun qui notamment en son article 5, alinéas 1 et 2, précise généralement, les obligations qui sont celles du Président de la République. Si ledit article insiste sur le fait que le « Président de la République est le Chef de l’Etat », il rappelle son mode d’élection à la tête de l’Etat mais surtout, il insiste sur des points bien sensibles qu’il importe de reprendre ici. Ainsi donc, le Président de la République Chef de l’Etat qui « incarne l’Unité Nationale, définit la politique de la Nation ; veille au respect de la Constitution ; assure par son arbitrage, le fonctionnement régulier des Pouvoirs Publics ; est le Garant de l’Indépendance Nationale, de l’intégrité du territoire, de la permanence et de la continuité de l’Etat ; du respect des traités et accords internationaux. » Cet extrait des textes de base qui régissent le fonctionnement de la Nation camerounaise vient simplement, dans le contexte socio-sécuritaire que connait actuellement le pays, redire aux activistes et acolytes que, décider de la réorganisation et d’un redéploiement des Forces de Défense et de Sécurité dans le Septentrion contre la secte islamiste Boko Haram, ou dans les régions du Nord-Ouest et du Nord-Ouest en proie à des exactions de bandes armées, la mise en route de plan de solidarité pour redonner un visage humain à ces deux dernières régions considérablement meurtries par le fait de ces voyous agissant sous la cape des revendications séparatistes, sont quelques prérogatives que la Constitution impose pratiquement au Chef de l’Etat.

Il est donc clairement question de veiller sur l’intégrité du territoire national qui est en lui-même, le patrimoine de tous les citoyens de la République. Pour aucune raison donc, le Président ne saurait permettre à une bande voyous, et ceci au mépris absolu de leurs motivations et de leurs soutiens, d’où qu’ils viennent, de prendre en otage la moindre parcelle physique de la superficie du Cameroun, fusse-t-elle peuplée ou pas. L’homme du Renouveau est dans le plein exercice de son devoir et rien ni personne ne pourrait et ne devrait l’en empêcher. Et pour le cas échéant, il convient de noter qu’il a commencé par une plateforme de dialogue, avant de passer à la puissance de feu, face à la multiplication des actes criminels des milices armées de la partie adverse.

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