Crise sécessionniste. Si les États-Unis le peuvent, alors la France aussi

Depuis la visite du Secrétaire d’Etat français au Cameroun, une campagne contre la France a été lancée par les sécessionnistes. Pourtant, comme les États-Unis ou la Grande Bretagne, La France a toujours été un partenaire privilégié du Cameroun et peut tout aussi bien prendre position dans cette crise.

Anaïs FOUMANE

Celle-là, les sécessionnistes ne l’ont surement pas vu venir. Une prise de position audacieuse de la France qui sonne véritablement comme un défi dans un contexte où la superpuissance étatsunienne s’obstine à rééditer l’exploit du Soudan. Partitionner le Cameroun en deux Etats. Devant les caméras, tout a débuté le 14 juin 2018, lorsque le secrétaire d’Etat français, Jean Baptiste Lemoyne a clairement signifié que dans le cadre de la crise au Nord-ouest et  Sud-ouest, la France soutiendrait toute initiative de résolution qui va dans le sens de la préservation de l’intégrité du Cameroun. Intégrité, un  concept qui a sérieusement irrité les ennemis de la Nation, ceux qui rêvent de voir prospérer le chaos et qui pour cela sèment quotidiennement  les germes de la haine. La visite du sécrétait d’Etat français à Yaoundé, Buea et douala a ensuite donné lieu à toutes sortes d’interprétations. Avec le Président Paul Biya, il aurait négocié de nouveaux contrats commerciaux. Il  aurait même conduit une troupe de soldats français dans les régions en crise pour prêter main forte aux forces de défense et de sécurité camerounaises. Pour soutenir cette élucubration, ces sécessionnistes qui excellent dans les fake news ont fait circuler des photos prises hors contexte et souvent « photoshopées ». Un vrai délire qui ne s’est  pas encore arrêté d’autant plus qu’après le séjour du sécrétait d’Etat français, la France est montée d’un cran.

Cette fois, c’est sur le site officiel de l’Elysée, que le monde a constaté  la bonne santé des relations franco-camerounaises. Dans un entretien téléphonique, les présidents camerounais et français ont décidé de faire front commun contre le terrorisme en condamnant une attaque contre la base du G5 Sahel. Pour les sécessionnistes dont les actes relèvent désormais du terrorisme et de la guérilla, cette coalition au sommet n’est rien d’autre qu’une tentative d’ingérence de la France dans un problème qui ne la concerne nullement. Désormais les scenarii se font plus imaginatifs et prédisent un échec cuisant aux soldats français déployés par leur imagination à Buea et Bamenda. Certains  ont même  choisi de faire un diagnostic de la présence française en Afrique, et de son implication dans divers conflits, criant toujours à l’ingérence. Une attitude qui laisse perplexe quand on sait que ceux même qui supplient pour voir une intervention de l’ONU ou des Etats-Unis au Cameroun, sont les même qui crient à l’ingérence quand il s’agit de la France. Ils veulent avoir le monopole dans les tous les domaines, celui de la violence et des tractations diplomatiques. Cependant,  tout comme l’ONU, les Etats-Unis, ou même la Grande Bretagne, la France est un partenaire privilégié du Cameroun. Du haut de sa fonction de Chef d’Etat, le Président de la République dispose  du privilège de choisir ses alliés quand il s’agit de préserver l’intérêt de la Nation. Dans le cadre de cette crise,  le Président Paul Biya n’a ménagé aucun effort pour la régler dans le sens de la préservation de l’intégrité de l’Etat pour le bien de tous les camerounais, car qu’on se le dise, un état anglophone formé des régions du Nord-ouest et du Sud-ouest n’est pas viable et ne ferait que fragiliser les sous-régions Centre et Ouest. Un fait qui n’a jamais échappé au Président Paul Biya, qui, envers et contre tout, œuvre pour la grandeur de la nation camerounaise.

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