Diplomatie. Quand la France ignore les sécessionnistes

Dans le cadre de la crise sécessionniste, ceux qui aujourd’hui tirent à boulets rouges sur la France après sa prise de position aux côtés du gouvernement, sont ceux-là même qui très récemment sollicitaient le soutien de cette même France.

Anaïs FOUMANE

De son propre aveu, l’activiste Patrice Nganang a cherché à faire entendre sa cause auprès de la France, en vain. Tous mes articles envoyés à Le Monde ont été refusés. De même à Libération. De même que des articles d’un de mes amis écrivains. Demande de rendez-vous avec l’Élysée refusée”, s’indigne-t-il sur son compte Facebook. Comme pour condamner ce qu’il désigne comme un soudain “intérêt de la France pour le cas Cameroun” alors que “toutes les capitales du monde traînaient le nom de Biya dans la boue”,  pour reprendre ses propres termes. Aveuglé par sa haine viscérale du Cameroun, l’activiste Patrice Nganang ne réalise même plus qu’il met à nu ses manœuvres déstabilisatrices et dans le même temps, toute la cabale lancée contre le Chef de l’Etat Paul Biya. Ainsi, il aurait souhaité un alignement de la France à sa cause pour attiser les flammes de la scission du Cameroun. Certains observateurs avisés le soupçonnaient déjà, et là, il confirme simplement que sa récente tournée européenne n’a pas rencontré le succès qu’il prétend à force de fake news. Aujourd’hui  frappé d’amnésie comme il semble l’être, il monte au créneau pour dénoncer les “déboires” de la France en Afrique. Ce qui lui aurait certainement échappé quand il voulait qu’on lui cire les pompes à l’Elysée. La France n’a pas marché, tout comme l’Angleterre, et les Etats-Unis également qui finiront bien par réaliser que le projet sécessionniste est une imposture politique, que ne digère pas du tout la population camerounaise.

Les camerounais se battent pour préserver l’intégrité de leur nation. Un noble combat que la France soutient sans complexe, n’en déplaisent aux hypocrites. Les pourfendeurs de la république évoquent toutes sortes de raisons justifiant l’intérêt de la France, notamment des contrats pétroliers  et autres dans le genre, qu’elle aurait acquis. Mais personne n’est dupe. Que ce soit la France, la Grande Bretagne, les USA ou n’importe qu’elle autre nation, ces pays sont tous guidés par les intérêts. L’affaire Kilimandjaro Capital Ltd est là pour nous rappeler  les intentions prédatrices des auteurs et acteurs de la crise sécessionniste. Un juteux contrat en perspective (80%) pour cette société basée au Canada  dans  l’exploitation des ressources pétrolières  du Sud-Ouest en cas de sécession.

Les pyromanes de la toile peuvent donc continuer de fabriquer toutes sortes d’information, mais le temps a raison de tout, et chaque camerounais peut désormais discerner avec un certain recul, ceux qui se battent véritablement pour la prospérité de la nation et ceux qui n’ont rien à perdre car disposant d’un plan B, C, ou D. A ce propos, l’activiste s’en vante d’ailleurs, il est américain. Comme pour signifier qu’il ne perdrait rien, si le Cameroun sombrait dans le chaos. Il a épousé une zimbabwéenne, sa vie  loin du Cameroun est toute tracée et entre la rédaction de deux livres, il s’amuse à monter les camerounais les uns contre les autres. Il s’amuse à faire le procès de la France, son implication dans la crise du Rwanda quand par ailleurs il vante “l’humanisme” de la culture américaine, dont le bilan des interventions  est tout aussi chaotique. Patrice Nganang, a sollicité la France, malheureusement, le génocide et la partition  du Cameroun ne sont  pas à l’ordre du jour de ce pays ami de la nation camerounaise. Il pourra toujours envoyer ses articles de dupe au New York Times ou au  Washington Post, et solliciter une audience avec Dobald Trump, libre à lui. Mais pour l’heure, la France est bien présente aux côtés du Cameroun, pour faire front contre la terreur.

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