Leaders anglophones. Partisans du chaos ou réels acteurs de développement ?

Depuis le début de la crise dite anglophone, une certaine opinion a voulu nous faire croire que « leaders anglophones » rime avec « diaspora » ou « activistes » cachés derrière leurs claviers d’ordinateurs ou de téléphones, depuis quelques points de la planète, incitant à la haine et à la division. Pourtant…

Charles ABEGA

Depuis bientôt deux ans, l’actualité camerounaise est émaillée de récits et de faits alimentés et ventilés par une horde d’individus aux profils troubles  qui semblent vouloir confisquer la terminologie de « leaders » de la communauté anglophone camerounaise. Ils se prennent alors pour des oints, investis d’une mission divine, devant rétablir un nouveau règne au Cameroun et sur le continent. Seul problème pour ces rêveurs, aucun n’est assez imprégné de la réalité du terrain puisque tous réfugiés sous de douillettes couettes occidentales, d’où ils pensent pouvoir tirer les ficelles, et mettre en route le royaume de l’horreur qu’ils projettent sur ce pays béni, au profit des puissances occultes qui les hébergent actuellement. Ces dernières les entretiendraient alors à coup de promesses ronflantes, pouvant s’élever jusqu’à l’accès à la fonction présidentielle avec naturellement en fond, le partage des retombées tirées de l’exploitation des multiples ressources naturelles que regorge le pays. Certains de ces outrecuidants, et à la cupidité foisonnante, sans légitimé aucune, sans mandat réel, se sont même déjà permis de signer des contrats d’exploitation avec de fallacieuses compagnies. Et que dire de ces énormes montants financiers qu’ils se permettent même d’encaisser, sans avoir brandi le moindre début de projet social ! Et comme pour l’épisode déjà célèbre des « diamants du sang » au Rwanda et en RDC, il est évident que ces sommes d’argent sont naturellement mises au service des seuls intérêts des deux parties contractantes, et non d’une quelconque communauté à qui l’on essaie de faire miroiter un avenir paradisiaque, les poussant quasiment à des actes suicidaires au quotidien.

A la lecture du tableau présenté plus haut, l’on peut être en droit de se poser certaines questions, déjà au sujet de la crédibilité, du sérieux de ces supposés leaders et partant, de la sincérité de leurs projections idéologiques. L’un des aspects dramatiques de cette situation est que l’on voudrait absolument faire croire au monde entier qu’une certaine minorité serait opprimée sur le territoire camerounais, pourtant la réalité est toute autre. Les Camerounais du Nord au Sud et de l’Est à l’Ouest vivent ensemble et jouissent pareillement de tous les avantages proposés par l’environnement, depuis la nuit des temps, bien avant que les colons aujourd’hui de retour, n’imposent à ce peuple leurs traits identitaires. Et notamment sous Paul Biya, chaque Camerounais s’est toujours senti partout chez lui, sur l’étendue du territoire. Des étudiants aux opérateurs économiques en passant par les éléments de la Fonction publique et les grands acteurs du secteur privé, les concitoyens de l’homme du Renouveau se meuvent en toute liberté et peuvent s’installer librement à chaque point de la nation, sans distinction aucune, au gré des faveurs de la nature. D’ailleurs le multi-brassage socio-anthropologique et culturel qui s’est opéré depuis des siècles est un facteur de cohésion inébranlable et l’une des armes redoutables auxquelles devront se heurter ces suppôts du démon, partisans de la division et de l’anarchie.

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