Cameroun. Le train de la présidentielle 2018 en marche

Depuis quelque temps, la mobilisation des différents acteurs impliqués dans le processus électoral a gagné en intensité, dans la perspective des toutes prochaines échéances.

Marlyse ABENG

Le train de l’élection présidentielle 2018 au Cameroun est en marche. « La convocation du corps électoral peut intervenir à tout moment », fait savoir ce citoyen qui en est conscient et veut « éviter d’être surpris », poursuit-il. En effet, la mobilisation des acteurs à laquelle on assiste ces derniers jours est révélatrice de l’importance et de la préciosité du contexte sociopolitique. Qu’il s’agisse d’Elections Cameroon, organisme chargé de l’organisation des élections, que des partis politiques, voire de la société civile, on note un certain frémissement dans leurs activités, marquées notamment par des descentes sur le terrain, la désignation des candidats éventuels pour la présidentielle, les appels à candidature pour ce qui est du plénipotentiaire de la principale formation de l’espace politique camerounais, et même la mobilisation des potentiels électeurs en vue de leurs inscriptions sur les listes électorales. Un processus, commencé en janvier dernier, et qui pourrait s’arrêter avant la date du 31 août 2018, avec la convocation attendue du corps électoral dans la perspective d’une élection présidentielle avant la fin de cette année.

D’après les dispositions constitutionnelles et législatives et avec le mandat du président de la République qui arrive à son terme le 3 novembre prochain, selon les dispositions de l’article 7 de la Constitution du Cameroun en son alinéa 1, on devrait s’attendre en cette année 2018, à l’organisation de l’élection présidentielle, les dispositions constitutionnelles en vigueur dans notre pays n’ayant pas prévu de cas de prorogation de mandat du président de la République. Les dispositions spécifiques à l’organisation de l’élection présidentielle, prévues dans la loi N°2012/001 du 19 avril 2012 portant Code électoral modifiée et complétée par la loi N°2012/017 du 21 décembre 2012 précisant d’ailleurs à cet effet que « l’élection a lieu au scrutin uninominal majoritaire à un tour, 20 jours au moins et 50 jours au plus avant l’expiration des pouvoirs du président de la République » en son article 116, alinéa 3, on peut comprendre l’effervescence qui s’est emparée de la classe politique, tous bords confondus, depuis plusieurs mois. Cela est d’ailleurs renforcé par les aménagements apportés par le législateur camerounais en matière de convocation du corps électoral pour la tenue de ce scrutin. On est ainsi passé de 45 jours comme c’était le cas avant la promulgation de la loi portant Code électoral, à 90 jours au moins avant la date du scrutin, tel que précisé par les dispositions de l’alinéa 2 de l’article 86 de cette loi pour la tenue de cette élection. « Je n’attends que le jour de l’élection », dit cet autre citoyen.

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