CEEAC-CEMAC. Fusion envisagée pour 2023

Le projet de construction d’une communauté économique régionale unique en Afrique centrale, placée sous le leadership du Président Paul Biya, devrait aboutir à cette date.

Pierre NGOM

Les principaux responsables du projet de rationalisation des Communautés économiques régionales (CER) de l’Afrique centrale se sont réunis ce 10 juillet au ministère de l’Economie, de Planification et de l’Aménagement du territoire (Minepat) à Yaoundé. Il s’agit du secrétaire général de la CEEAC, l’ambassadeur Ahmad Allam-Mi et du président de la Commission de la CEMAC, Daniel Ona Ondo. Cette première réunion du genre était présidée par Alamine Ousmane Mey, le président du Comité de pilotage de ce projet décidé par les chefs d’Etat de la sous-région en 2007 et placé sous le leadership du président de la République, Paul Biya. L’idée est d’aboutir à terme à une CER unique en Afrique centrale. Objectif : réduire les coûts de fonctionnement des institutions communautaires et renforcer l’intégration régionale.

« L’Afrique centrale a des instruments qui font la promotion de son intégration et de son développement. A travers la rationalisation, nos chefs d’Etat voudraient rendre ces instruments plus performants, plus efficaces et faire en sorte qu’ils mobilisent moins de moyens », explique le Minepat au sortir de cette rencontre qui avait comme point à l’ordre du jour, l’examen de la mise en œuvre des résolutions de la 4e réunion du comité de pilotage (Copil) tenu en novembre dernier. « La présence des deux hauts responsables des deux communautés est illustrative du résultat auquel nous sommes déjà arrivé. Ces deux communautés mettent ensemble leurs hiérarchies, leurs compétences, leurs ressources humaine, matérielle et financière pour nous amener vers la rationalisation des Communautés économiques régionales de l’Afrique centrale », évalue Alamine Ousmane Mey.

Au cours de la rencontre de ce 10 juillet, des expériences d’autres cieux ont été exposées. Elles sont déterminantes pour la suite du processus. Cette étude comparative va permettre « de s’entendre sur la démarche qui conduirait à cette rationalisation envisagée pour 2023 », révèle le président du Copil. Concrètement, ces expériences devront aider les experts de l’Afrique centrale dans le travail de préparation de l’architecture future qui conduirait à cette rationalisation. Une architecture qui sera tour à tour validé par le Compil et le Conseil des ministres et la Conférence des chefs d’Etat. Après cela explique Alamine Ousmane Mey, « nous voulons, dans une dynamique progressive, veiller à ce que les instances actuelles comme celles qui seront créées ultérieurement, bénéficient des ressources pérennes pour leur fonctionnement ». Et de conclure : « ce n’est qu’à ce prix que nous pourrions attendre les objectifs actuels et futurs dans le cadre du développement de notre sous-région ».

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