La propagande sécessionniste patauge dans l’inhumain

La présidentielle camerounaise aura bel et bien lieu le 7 octobre 2018. Un calendrier politique qui n’est pas du gout des sécessionnistes. La riposte à cette annonce a une fois de plus versé dans la manipulation.

Anaïs FOUMANE

La scabreuse vidéo diffusée et en circulation sur les réseaux sociaux n’est pas le fait du hasard, elle intervient au moment où les disciples du chaos constatent que les camerounais sont résolus à poursuivre la construction de leur Nation. A peine le président Paul Biya a-t-il signé le décret convoquant le corps électoral en vue de la tenue de la présidentielle, que les ennemis de la Nation se sont agités comme des bêtes en furie. Sur les différentes plateformes virtuelles des activistes et influenceurs parmi les plus virulents, la rhétorique sanguinaire s’est amplifiée avec un nouveau mot d’ordre zéro élection. Aussi l’apparition de cette vidéo dans la journée du 10 juillet répond à une bonne orchestration qui vise à raviver les tensions sociales en attisant la haine tribale. La vidéo visiblement tournée dans une région sahélienne, met en exergue des femmes et enfants, exécutés sommairement par des individus qui veulent se faire identifier comme des soldats de l’Armée camerounaise. Une boucherie humaine qui ne colle pas aux méthodes et pratiques de l’Armée Camerounaise, reconnue pour être professionnelle et soucieuse du respect du droit humain. Au bout de quatre années de conflit contre le groupe terroriste Boko Haram, et souvent même au plus fort de l’offensive terroriste, il n’a jamais été question de ce type de traitement. Pour preuve, les prisons notamment à Maroua, et dans les autres localités sont occupées par nombre de ces terroristes, souvent attrapés sur le fait, il n’a jamais été question de les exécuter en les privant du droit, au recours à un procès en justice. Mieux, de nombreux jeunes jadis affidés d’Abukar Shekau leader de Boko Haram et aujourd’hui revenus à de meilleurs sentiments sont insérés dans des programmes de démobilisation et de réinsertion. Ainsi, il est impossible et illogique de penser que cette même armée soit capable d’exécuter froidement des femmes et leurs bébés relève est tout simplement impossible.

Le timing choisi pour diffuser cette vidéo, mais aussi, les circonstances de tournage de cette scène digne de films d’horreur, sont là quelques éléments qui permettent d’affirmer qu’il s’agit d’une grosse manipulation. Après avoir tenté d’instrumentaliser la fibre tribale avec la communauté bamiléké pour rallier ses ressortissants à la cause sécessionniste, les activistes lorgnent désormais du côté des ressortissants du grand Nord. L’activiste Patrice Nganang a en effet interpellé la partie septentrionale après avoir diffusé et partagé cette vidéo sur son mur. « Vont-ils laisser l’armée de Biya continuer à tuer les femmes et les enfants du Grand Nord ? » s’exclame-t-il vicieusement ! Dans son projet de créer une coalition « francophones-ambazoniens » pour l’opération « zéro élections en 2018 », Patrice Nganang ne recule devant aucune déviance. L’opinion nationale est de plus en plus convaincue que le gouvernement doit prendre des mesures pour sévir contre toutes formes de manipulation, et de délinquance virtuelle. De même, les auteurs de cette vidéo, qui qu’ils soient, doivent être retrouvés et répondre de leurs actes inhumains.

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