Cimencam. Lafarge place un nouveau manager pour contrer la concurrence

En poste depuis la semaine dernière, le nouveau patron du groupe Lafarge Holcim au Cameroun ambitionne de repositionner l’entreprise dans son leadership.

Olivier BOKALE

Benoît Galichet est le nouvel directeur général des Cimenteries du Cameroun (Cimencam). Il est en poste depuis la semaine dernière. Agé de 47 ans, le nouveau manager en chef de Cimencam est un homme pétri d’expérience. Il totalise 22 ans d’expérience dans l’univers cimentier, uniquement chez Lafarge Holcim. « J’ai fait à peu près la moitié de ma carrière dans ce qu’on appelle les opérations : diriger les cimenteries les agrégats, etc., et puis la moitié dans les fonctions plus stratégiques. J’ai travaillé pendant sept ans en France et après je suis allé travailler pendant douze ans en Europe de l’Est. Je me suis occupé des directions techniques pour le Groupe Lafarge Holcim pour l’Europe. Il y a trois ans on m’a confié la direction technique pour l’Afrique et le moyen Orient », détaille le nouveau promu.

Rude concurrence

Le nouveau patron de la filiale camerounaise du groupe Lafarge Holcim arrive dans un contexte particulier, marquée par une concurrence rude sur le marché du Ciment. En effet, alors que la cimenterie Mira implante son usine sur la place portuaire de Douala, une cinquième cimenterie est annoncée en grande pompe à Kribi. Toute chose que reconnait Pierre Damnon, le DG sortant de Cimencam, qui félicite son remplaçant. « Il y a cinq ans, on était seuls ; aujourd’hui il y a cinq acteurs qui produisent et distribuent le ciment sur le territoire du Cameroun », rappelle celui qui a passé cinq années sur les berges du Wouri à Bonabéri, à la tête de la direction générale de Cimencam.

Le budget de la mère des cimenteries au Cameroun a même failli perdre quelques kilogrammes de ses sacs. Mais le DG sortant a su sauver les meubles. « Il a fallu s’adapter sur le plan commercial, sur le plan financier également. Par rapport à il y a cinq ans en arrière, on a sauvé 6 millions d’euros (un peu plus de 3,9milliards de FCFA, Ndlr). Si on ne l’avait pas fait, je crois qu’on n’existerait pas forcement », confesse- t-il. Tout de même, des actions fortes ont été menées. A l’instar des travaux réalisés à Figuil.

Boucler l’usine de Nomayos

Pour Pierre Moukoko Mbonjo, Cimencam doit redevenir « très rapidement leader du marché. Nous l’avons été pendant de nombreuses années. Nous avons des projets très importants, que nous suivons depuis une dizaine d’années », explique le Président du Conseil d’administration de Cimencam. Selon lui, le bouclage des travaux de construction de l’usine de Nomayos dans la banlieue de Yaoundé fait partie des priorités du nouveau management de Cimencam. « Lorsqu’on va à Nomayos aujourd’hui, il y a pratiquement 200 personnes qui travaillent, quelques Chinois et beaucoup de Camerounais. Le génie civil est bien avancé, un nouveau broyeur est sur le site. Dans moins d’un an, Nomayos produira », explique-t-on.

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