Filière avicole. Le gouvernement offre une panoplie de formations

15 jeunes viennent de recevoir une formation sanctionnée par la remise des attestations après deux mois à l’Ecole pratique d’agriculture de Binguela (Epab).

Marlyse ABENG

Quinze jeunes dont la moyenne générale était de 16,66, ont reçu leurs attestions de fin de formation le 9 juillet dernier. Ceci, après deux mois de formation à l’Ecole pratique d’agriculture de Binguela (Epab). « Soyez ingénieux et dignes de la confiance placée en vous par l’Etat », leur a déclaré le Directeur de l’Epab. Donc, Jean Emmanuel Minko et ses 14 camarades de promotion sont désormais aptes à intégrer le milieu professionnel. Ces jeunes, dont le niveau scolaire allait du CEP au Doctorat, ont reçu des rudiments sur le volet technique de la production avicole et le volet entrepreneurial de l’activité. « J’ai appris à tenir une ferme pendant 45 jours. Je sais désormais m’occuper des poulets et interpréter les signaux de communication de ces animaux », a affirmé Félicité Tcheumini, une apprenante.

Le directeur de l’Epab s’est pour sa part, félicité de la qualité de la formation qu’ont reçue ces jeunes apprenants  et de leur niveau de maitrise des itinéraires techniques. Au-delà de leur formation, l’institution dont il a la charge s’est engagée à trouver un emploi à chacun des apprenants. « Trois de ces jeunes ont déjà trouvé un emploi. Car, en même temps que nous formons, nous recevons des demandes d’investisseurs qui sollicitent des employés qualifiés », a déclaré Roland Amougou Etogo. Il a par ailleurs invité les jeunes à s’intéresser à la filière avicole car elle présente une niche d’opportunités autant en emplois salariés qu’en emplois indépendants. Cette formation a été initiée par le directeur général du Fonds national de l’Emploi (Fne) suite à une convention signée entre son institution et l’Epab. « La formation rentre dans le cadre de l’un des axes de la promotion de l’emploi et l’insertion des jeunes à la recherche d’emploi », a souligné le conseiller emploi principal chargé d’études du Fne, Alain Tieck. Après cette vague de formation, 80 autres jeunes bénéficieront des formations en plusieurs filières. Celles-ci débuteront le 6 août prochain. Elles sont libres et ouvertes à tout jeune.

Le secteur avicole a toujours fait l’objet d’une constante sollicitude du gouvernement. En effet, après la précédente crise de la grippe aviaire au Cameroun, le gouvernement avait aidé la filière, notamment les accouveurs, pour la reconstitution du cheptel des parentaux perdus. Un plan de relance de la filière avicole touchée par l’épizootie avait été soumis au gouvernement. Il s’articule autour de quatre grands axes d’interventions. A savoir, le redressement de la production et la relance de la compétitivité de la production avicole nationale, le renforcement du segment structure d’abattage de conditionnement et de stockage des poulets, l’appui à l’Ipavic (Interprofession avicole) dans la réalisation de la cartographie et l’encadrement des opérateurs de la filière. Sans oublier le renforcement de la veille sanitaire. L’Interprofession estime qu’il faut réunir les conditions de modernisation de la filière et d’ajustement aux standards internationaux de compétitivité afin que le Cameroun redevienne un grand producteur et exportateur du poulet sain dans la zone Cemac.

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