Mouvement sécessionniste. Le Salut qui vient du Président Donald Trump

Les activistes sont à  court d’idées et d’arguments. Ainsi,  quand ils ne manipulent pas des vidéos, ils  guettent le moindre soutien qui vient de Donal Trump Président des Etats-Unis d’Amérique.

Anaïs FOUMANE

Selon le journal de propagande Bareta news, Donald Trump a pris le ferme engagement d’en finir avec les conflits et guerres vicieuses en Afrique. Un engagement qu’il aurait pris au cours du sommet de l’OTAN  qui s’est clôturé le 12 juillet 2018 à Bruxelles. Pour Bareta news, il est clair que la mission de pacification de l’Afrique que va entreprendre le Président Donald Trump va commencer par le Cameroun. Pour les activistes, la récente vidéo publiée sur les réseaux sociaux dans l’intention d’incriminer l’Armée camerounaise, interpelle désormais la responsabilité des Etats unis qui se doivent de suspendre toute coopération militaire avec ce pays d’Afrique centrale et d’engager par la suite une opération militaire en soutien aux groupes armés sécessionnistes dans les Nord-ouest et le Sud-ouest.  Cette autre théorie qui se fonde  une fois de plus sur le mensonge et  la manipulation rend simplement  compte de l’immaturité de cette diaspora qui s’amuse à faire couler le sang  dans les régions en crise. Si la cause sécessionniste était juste, n’aurait-il pas simplement suffi de déposer une plainte en bonne et due forme auprès de l’ONU ? Car, outre le fait qu’elle soit l’institution la plus indiquée pour arbitrer les questions d’autonomie et d’indépendance, elle est surtout un acteur privilégié  de la réunification du Cameroun  Oriental et méridional en 1961.  Par le passé les Nations unies ont montré leur capacité à résoudre ce type de conflit, l’affaire Bakassi est récente dans les mémoires. Depuis des décennies qu’une minorité s’obstine en vain à revendiquer l’indépendance des deux régions majoritairement anglophones, il est clair que l’option de la partition n’est pas envisageable pour l’ONU.

Désormais c’est avec les Etats-Unis que les activistes veulent réussir ce coup de force. Ostracisé au sein de l’ONU, le pays de Donald Trump qui a déserté le conseil des droits de l’homme de cette institution, chercherait un nouvel appui au sein de l’OTAN. Ce regain d’intérêt pour les pays africains, récemment traités de pays de « merde », ne traduit en réalité qu’une lutte de leadership entre grandes puissances toujours en quête de nouvelles aires d’influence. Malheureusement pour les Etats unis, le bilan de leurs interventions en Afrique fait campagne contre eux.  Si la guerre de sécession a fait ses preuves aux USA, il n’est pas certain que cela soit bénéfique pour tous les peuples. L’exemple Du Soudan est saisissant. Les deux Etats issus de la partition sont économiquement instables  et  emprisonnés dans un cycle de violence sur lequel  le parrain de cette partition n’a aucun contrôle. Malgré leurs menaces, les sanctions économiques et autres embargos, les Etats-Unis sont incapables de pacifier le Soudan du sud. Aussi, devant ce chantier inachevé, il est normal de s’interroger et même de s’inquiéter quand le pays de Donald Trump annonce qu’il va pacifier l’Afrique. Il est encore plus préoccupant de réaliser à quel point ces activistes sécessionnistes sont obnubilés par l’illusion d’un miracle pétrolier et refusent de  prêter attention à ce qui se passe, sous d’autres cieux en Afrique.  On ne le souhaite surtout pas, mais après le conseil des droits de l’Homme de l’ONU, les Etats-Unis pourraient essuyer un nouveau revers à l’OTAN s’ils s’obstinent à soutenir un projet de sécession au Cameroun.

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