Santé publique. Le Cameroun engagé à réduire la malnutrition chronique

Des réflexions à ce sujet sont en cours à Yaoundé avec pour objectif de développer une vision commune sur la stratégie de sa réduction d’ici à 2025.

Marlyse ABENG

La malnutrition chronique préoccupe le gouvernement. Malgré l’engagement de celui-ci au mouvement SUN (Scaling Up Nutrition), on observe que le mal reste profond. Ce d’autant plus qu’il a été établi que ce retard croissance chez les enfants de moins de cinq ans est un frein au développement du Cameroun et que sa prévalence reste constamment élevée. Ceci, entre 2006 et 2014 (30,4% MICS 2006 et 31,7% EDS/MICS 2014). La situation est davantage alarmante dans les régions de l’Extrême-Nord (de 35,7% en 2006 à 44,9% en 2011) et de l’Adamaoua (de 28,4% en 2006à 39,8% en 2011), révélant ainsi une situation d’urgence (≥40% OMS 2000).

Une situation que l’on peut mettre à l’actif entre autres de la pauvreté, l’apport alimentaire insuffisant, les maladies infectieuses. Au cours des trente dernières années, le niveau d’autosuffisance alimentaire est passé de 96% en 1980 à environ 80% en 2007 (ECAM III, CFSAM 2013). L’insuffisance de l’offre alimentaire est accentuée sur le plan interne par une faible organisation des circuits commerciaux, et sur le plan externe par une demande en nette augmentation dans tous les pays frontaliers du Cameroun. Et depuis 2014, la feuille de route pour la réduction de la malnutrition chronique a été élaborée mais pas véritablement mise en œuvre.

Par ailleurs, l’environnement des acteurs de la nutrition et les avancées scientifiques demande l’actualisation des connaissances et des différents outils élaborés. Fort donc de ceci et pendant deux jours, les participants vont réfléchir et débattre autour des évidences scientifiques pour la réduction de la malnutrition chronique ; les interventions spécifiques à la nutrition et pro-nutrition. Les plateformes de convergence pour l’accélération des progrès en matière de réduction de la malnutrition chronique ; et le partage d’expériences sur la contribution de divers secteurs sensibles (sécurité alimentaire, Santé, WASH, protection sociale, éducation) comme porte d’entrée d’une stratégie de réduction de la malnutrition chronique ne sont pas en reste. Les mécanismes de suivi et l’évaluation des programmes de réduction feront aussi l’objet des échanges aussi.

Cet atelier d’envergure ouvert ce 24 juillet 2018 verra la participation du Premier ministère à travers le Comité Interministériel de Lutte contre la Malnutrition ; des départements ministériels impliquées dans la lutte contre la malnutrition; la plate-forme académique ; Les représentants du SNU;  les Bailleurs de fonds ; la Société civile et ONGs; des parlementaires.

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