Industrialisation. Le Cameroun à la conquête du savoir-faire chinois

Ce secteur sera au cœur de sa participation au Forum sur la Coopération sino-africaine en septembre prochain.

Pierre NGOM

Au Cameroun, le 3e Forum sur la coopération Chine-Afrique (Focac) prévu à Pékin au mois de septembre se prépare. L’Agence de promotion des investissements (Api) demande aux structures qui souhaitent prendre part à cette plateforme de coopération sud-sud de définir déjà leurs objectifs, le projet qui les amène en Chine et d’être prêts à supporter les frais de transport et l’hébergement requis. Selon le DG de l’Api, la participation camerounaise aura pour fil conducteur l’industrialisation que le chef de l’Etat  place au cœur du développement de l’économie du Cameroun. «Devenir émergent à l’horizon 2035 est l’objectif que s’est fixé le Cameroun. Des occasions, telle que celle qu’offrira l’organisation de la rencontre des entrepreneurs chinois et africains, représentent des opportunités idoines d’émulation, de partage d’expériences et d’idées et de conclusions de partenariats susceptibles de booster l’atteinte des objectifs prioritaires fixés par le pays demandeur» explique Marthe Angeline Minja. Elle  souhait de ce fait que chaque membre de la délégation qui sera retenu se déploie pour le mieux dans ce sens.

Des opportunités sont nombreuses. Afin d’encourager l’industrialisation de l’Africaine, la Chine a établi un Fonds de coopération sino-africaine en capacités de production, d’un montant initial de 10 milliards de dollars. Elle a également augmenté de 5 milliards de dollars chacun le Fonds de développement sino-africain et le crédit spécial pour le développement des PME africaines. De son côté, le président de la République en visite d’Etat en Chine a balisé la voie à une participation efficiente du Cameroun au à la 3e édition du Focac. A cette occasion, les deux pays ont en effet signé un mémorandum d’entente sur le «développement des ressources humaines et le transfert de technologie» et un accord sur le «renforcement des capacités de production». Lors d’un séjour fin juin d’une délégation de la Commission nationale du développement et de la réforme de Chine les deux parties ont identifié l’énergie, du secteur minier, des transports et des télécommunications comme domaines où interviendra l’accompagnement de l’Empire du Milieu. Les entreprissent camerounaises qui se rendront au Focac devraient en tenir compte.

L’industrialisation est au centre de la nouvelle dynamique des relations entre le Cameroun et la Chine. «Le Cameroun a engagé son processus de transformation économique et voudrait attirer davantage des infrastructures industrielles qui seraient supportés par des partenaires industriels chinois», explique le ministre de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire.   Pour Alamine Ousmane Mey, les ports, les routes… qui font l’objet d’une attention soutenue de la part de la Chine, seraient davantage exploités que si des investissements portés par le secteur privé pour la transformation des richesses naturelles se développent.

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