Intervention forcée de l’ONU. La grande campagne de motivation continue

Les ouvriers de l’anarchie et du chaos n’ont de cesse de rechercher du soutien, malgré les revers essuyés depuis quelque temps.

Charles ABEGA

La vicieuse boucle est désormais connue. On part de supposées exactions et … sur le terrain, avec une panoplie de dérives à la liste bien huilée et dorénavant bien connue, d’éléments montés en épingle destinés à l’opinion internationale, dans l’espoir de susciter de l’émoi auprès de cette opinion ou communauté internationale, elle-même constituée de quelques Etats aux élans capitalistes exacerbés, de certaines ONG et organismes internationaux à but plus ou moins humanitaire. Cette fameuse communauté internationale se fera donc le relais des cris de « ceux qui n’ont point de bouches, des marginalisés, des opprimés et lésés des systèmes en place, ceux au secours de qui il faut voler urgemment dans un but humanitaire… ». Elle plaidera pour une intervention humanitaire fortement armée, avec en lieu et place de matériaux de reconstruction et de mécanismes de retour à la paix, que de quoi faire la guerre, chasser les autorités en place qui essaient pourtant de défendre la souveraineté, l’intégrité territoriale mise à mal par de redoutables brigands.

Depuis le désormais inoubliable 11 septembre 2001 et les attentats du World Trade Center à New York, le monde civilisé est entré dans une nouvelle ère. Une nouvelle forme de bipolarisation totalement nouvelle, mettant d’une part toute organisation terroriste et d’autre part, le reste du monde. Et le terrorisme étant donc combattu par tous à travers le monde, l’on aurait alors cru que la logique et la rationalité auraient mis du côté des institutions républicaines, toute cette communauté internationale, liguée à l’origine contre ces malfrats, viendrait naturellement porter main forte aux nations comme la nôtre, sous la menace de forces obscurantistes. Pourtant, que nenni ! La fameuse « communauté internationale » semble bizarrement se confondre à ces forces obscurantistes, les rejoignant dans un flirt extrêmement nocif, qui n’a qu’une seule et unique finalité, celle de l’installation d’une machine vorace, destinée à se servir goulûment dans la ressource locale, jusqu’à épuisement. Et cette projection funeste a été matérialisée en actes plusieurs fois, avec des conséquences hautement désastreuses, là où l’on prédisait initialement rétablissement de la paix, respect de la souveraineté des États et des droits de l’homme.

Décidément, qui combattre dans l’histoire ? La fameuse nébuleuse terroriste ou la désormais célèbre communauté internationale ? La communauté internationale ne serait-elle au final qu’un conglomérat d’entités criminelles, aux motivations essentiellement égoïstes, dirigé par des brigands maquillés eux-mêmes sous des fards de la démocratie ? Sinon comment comprendre que les États-Unis hébergent et entretiennent des terroristes qui commettent des exactions sur le territoire d’un État souverain et leur servent même de relais ? Ainsi, les dirigeants américains peuvent aujourd’hui motiver et sur-motiver l’intervention des Casques Bleus des Nations Unies au Cameroun sous le couvert d’une supposée urgence humanitaire, alors que l’Union Africaine dans laquelle baigne directement ce pays, a une appréciation toute autre de la situation.

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