Violations de droits de l’Homme. Tolérance zéro dans l’armée

La mise aux arrêts d’un soldat de 1ère classe accusé de viol à Bamenda, est un témoignage de plus de la rigueur qui prévaut dans les rangs de l’armée camerounaise, malgré la violence du contexte.

Pierre NGOM

Un soldat de première classe comparait depuis le 24 juillet dernier devant le tribunal militaire de Bamenda, capitale régionale du Nord-Ouest. Il y répond des accusations de viol sur une mineure de 17 ans. Les faits qui lui sont reprochés se seraient déroulés le lundi 23 juillet. Selon un communiqué du ministre délégué à la Présidence de la République en charge de la Défense (Mindef), Joseph Beti Assomo, ce militaire déployé dans le cadre d’une opération de sécurisation dans cette région, « aurait abusé de la nommée Violet Ndikahu, malicieusement interpellée sous le prétexte d’un contrôle d’identité de routine ». Une fois les faits portés à la connaissance du haut commandement militaire, et comme il est de coutume dans l’armée camerounaise en pareille circonstance, le soldat a immédiatement été mis aux arrêts par la gendarmerie et déféré au parquet du tribunal militaire de Bamenda, pour répondre de son acte. « Des sanctions disciplinaires seront en outre prises à son encontre », assure le Mindef.

La gestion de cette affaire constitue donc, s’il en était encore besoin, une énième preuve de ce que l’armée camerounaise est une armée disciplinée, patriotique et républicaine. Elle a pour vocation la défense de l’intégrité du territoire de façon professionnelle, dans le respect des droits de l’Homme. C’est pourquoi, les actes d’indisciplines font systématiquement l’objet d’enquêtes qui, le cas échéant, aboutissent à des sanctions appropriées. Le Chef de l’Etat Paul Biya, dont tout le monde a en mémoire le prix qu’il attache au respect des droits de l’Homme, a depuis bien longtemps, prescrit la tolérance zéro envers les actes allant à l’encontre de la réglementation. C’est d’ailleurs pour les mêmes raisons que le Président de la République a instruit l’ouverture d’une enquête pour faire toute la lumière sur la vidéo montrant des hommes en uniforme exécutant des femmes et des enfants.

Mais, que les ONG nationales et internationales ne s’y méprennent pas ! Ce n’est pas du fait de leurs rapports mensongers et diffamatoires que le Cameroun a adopté cette politique de tolérance zéro vis-à-vis des cas de violations des droits de l’Homme. Cela est tout simplement incontournable pour une opérationnalisation intangible de la défense populaire, doctrine de défense choisie par le Cameroun. Cette doctrine de défense repose sur l’existence d’un lien fort entre l’armée et la nation, matérialisé dans le concept « Armée-Nation ». C’est cela et rien que cela, que le haut commandement militaire souhaite préserver. « Ledit acte [le viol de la jeune fille à Bamenda], comme tout autre cas d’indiscipline, sera énergiquement sanctionné par le haut commandement, conformément à la loi et aux règlements militaires, afin de préserver le précieux et solide lien Armée-Nation, existant dans les dix régions du pays », rappelle d’ailleurs le Mindef dans son communiqué.

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