Respect des droits de l’homme. La zone de crise anglophone bien couverte

Pour parvenir à leurs fins, les activistes sécessionnistes et autres partisans du séparatisme au Cameroun, sont prêts à tout. Avec beaucoup d’étonnement, le public a appris par leurs canaux de communication privilégiés que sont les réseaux sociaux, que le gouvernement de la République du Cameroun avait embrigadé la commission nationale des droits de l’homme, notamment dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest en crise.

Charles ABEGA

Encore une fois, la communication propagandiste des activistes sécessionnistes et de leurs affidés va laisser plus d’un pantois. A côté des vidéos et photos manipulées puis diffusées sur les réseaux sociaux avec une fréquence plus que fulgurante, ceux qui nourrissent la crise dite anglophone au Cameroun n’hésitent pas à mêler à leur basse besogne, des institutions éminemment nobles, dans le seul but de donner du crédit à leur funeste projection, aux yeux du Conseil de sécurité des Nations Unies. Dans le bidouillage qu’ils font de l’information, ces terroristes n’ont pas tardé à broder des fake news impliquant la Commission nationale des droits de l’homme au Cameroun, prétendant que le gouvernement national avait mis un terme aux activités de l’institution sur une partie du territoire à savoir, les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, voir même de l’Ouest et du Littoral, qui encadrent les deux, au cœur de la crise. La raison avancée par les activistes, et qui reste très peu élaborée et non-prouvée, ce serait « l’ambition d’occulter au monde entier, la panoplie de crimes contre l’humanité et toutes les dérives commises contre les populations anglophones déjà opprimées et marginalisées au Cameroun », peut-on entendre de la bouche d’un leader politique ressortissant de la région. Même le Cardinal Christian Tumi, originaire de cette partie du pays, n’hésite pas à soutenir cette vision.

Or, depuis le début de la crise qui plombe aujourd’hui les activités quotidiennes dans cette partie du pays, la Commission nationale des droits de l’homme du Cameroun avait solennellement condamné les violences commises par les brigands sécessionnistes dans les régions aujourd’hui considérablement perturbées. Ainsi, la Commission nationale des droits de l’Homme et des libertés (CNDHL) dirigée par Dr Chemuta Divine, demandait déjà au Gouvernement d’apporter un certain accompagnement aux familles qui avaient perdu des parents et autres proches, tout en reconnaissant clairement les multiples efforts que le pouvoir en place produisait instantanément à l’époque pour rassurer les populations, et maintenir la continuité de l’Etat dans la zone crisogène. Cette commission sera rejointe dans sa position quelques jours plus tard, par l’instance continentale à savoir, la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples. Dans un même élan, les deux institutions s’érigeaient contre ces violences faites aux enfants sur le chemin de l’école, ou encore sur les enseignants et responsables d’établissements scolaires qui désobéissaient à leurs mots d’ordre de « ville morte, sans école ni administration publique. » Il convient à rappeler ici que plusieurs enfants ayant essayé de braver ces instructions, se sont vus coupés des doigts voire des mains, quand ils n’étaient pas enlevés dans l’espoir d’arracher aux parents ou aux pouvoirs publics, des rançons.

Et toutes ces institutions de défense des droits de l’homme et des libertés officiant sur le territoire camerounais, aux côtés de plusieurs autres organisations non-gouvernementales exerçant dans ces domaines, continuent de se mouvoir sur toute l’étendue de la République, et de produire des rapports accessibles à tous, même si par moment, ils sont plus ou moins partiaux.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *