Axe lourd Yaoundé-Douala. Le gouvernement travaille à une solution durable

L’étude de réhabilitation de cette route est achevée depuis 2017. Il ne reste plus qu’à mobiliser les financements.

Pierre NGOM

La circulation est fortement perturbée depuis mercredi 25 juillet 2018 sur la Route nationales n°3 (RN3), à la sortie est de la ville de Douala. En cause, l’affaissement d’une buse sur un ouvrage de franchissement. Selon le ministre des Travaux publics (Mintp), cet incident fait suite aux pluies diluviennes enregistrées dans la région, à l’importance du trafic et à la vétusté des buses installées jadis le long de l’axe lourd Yaoundé-Douala. Emmanuel Nganou Djoumessi informe par ailleurs qu’il a en outre instruit la mobilisation d’une entreprise pour finaliser dans un délai de 72h, les travaux préalablement commandés pour l’aménagement d’une déviation appropriée en lien avec le remplacement programmé du dalot endommagé. Ce 26 juillet, lors du Conseil de cabinet du mois, chef du gouvernement, Philemon Yang, l’a instruit d’effectuer en urgence une descente sur le site concerné à l’effet d’évaluer la situation et de prendre les mesures conservatoires qui s’imposent.

Cet incident vient rappeler que la Nationale n°3 construite entre 1982 et 1986 a fait son temps. Le segment reliant Douala à Yaoundé est le plus dégradé. C’est pourquoi le gouvernement travail à une solution durable. Selon des sources au Mintp, les études en vue de la réhabilitation complète de la nationale N°3 sont achevées. Les paramètres retenus pour la reconstruction de cette route longue de 308 Km (Yaoundé-Douala-Idenau) sont les suivants : vitesse de référence (90km/h) ; largeur de la plateforme (11,0 m comprenant une chaussée de 7,0 m [2 x 3,5m] et des accotements de 4 m [2 x 2,0 m]) ; plateforme en 2 x 2 voies dans les agglomérations et les créneaux de dépassement et enfin remplacement des buses métalliques par les dalots en béton armé. Pour réaliser ces travaux, il faudra mobiliser près de 285 milliards de francs CFA, informent les mêmes sources. C’est cet argent qui reste à mobiliser.

Au regard de l’importance de ces fonds et compte tenu du risque que présente la rupture des ouvrages, «leur remplacement a été ressorti pour faire l’objet d’un programme en attendant le démarrage des travaux de réhabilitation», assurait en septembre 2017, Emmanuel Nganou Djoumessi. Ce programme est articulé autour de trois catégories : les buses à remplacer en urgence (environ 134), celles à remplacer à court terme (environ 143) et celles à remplacer à moyen terme (132). Le programme y relatif est amorcé et pour l’exercice 2017, une provision de dix (10) milliards a été faite dans le budget du Mintp. Des entreprises ont été mobilisées pour la construction des premiers dalots. Le remplacement de toutes ces buses nécessite environ quarante-sept (47) milliards de francs CFA.

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