« Plan Marshall » pour l’Extrême-Nord. Les fermes instructions de Paul Biya

L’Extrême-Nord plombé par les exactions de Boko Haram depuis 2014, devra bénéficier de 1300 projets, qui permettront le relèvement et le développement de la région.

Marlyse ABENG

La guerre imposée par les terroristes de la secte islamique Boko Haram au Cameroun, a eu de lourdes conséquences sur le développement de la région de l’Extrême-Nord. Même si selon Midjiyawa Bakari, le gouverneur de la région de l’Extrême-Nord, les combattants sont en déroute depuis plus de six mois et que la région vit dans l’accalmie, elle a en effet payé le plus lourd tribut de cette guerre. Autant sur le plan humanitaire, économique que social. C’est ce qui a incontestablement amené le président de la République, Paul Biya, à commander la mise sur pied d’un «Plan Marshall» au profit des populations de cette partie du pays. Un atelier de deux jours s’est tenu les 3 et 4 juillet 2018 au Cercle municipal de Maroua à cet effet. Une réunion présidée par le gouverneur de l’Extrême-Nord et à laquelle ont pris part, les élus locaux ainsi que les leaders traditionnels et les experts de divers domaines d’activités.

Au terme de cette première rencontre, les participants ont réfléchi sur les projets prioritaires susceptibles de permettre le relèvement et le développement de cette région. Il a ainsi été question de « cibler les infrastructures et les équipements socio-économiques directement affectés par la guerre et déterminer les modalités de la relance des activités socio-économiques au bénéfice des populations sinistrées; question d’améliorer leurs conditions de vie ». Soit 1300 projets qui permettront le relèvement et le développement de la région de l’Extrême-Nord, dont les activités ont été plombées par les exactions de Boko Haram depuis 2014. Lorsque ces actions prioritaires identifiées seront approuvées par le gouvernement, elles seront contenues dans un document qui servira de canevas des interventions dans la région, qu’elles proviennent des collectivités territoriales décentralisées, des partenaires techniques au développement ou des Ong et associations.

La mise en œuvre de ce document en chantier se fera de manière progressive sur la base des dotations budgétaires à affecter par le gouvernement et les appuis en provenance des partenaires au développement. Les populations attendent de voir la mise en œuvre des premières mesures fortes promises par le Chef de l’Etat. C’est en fait le deuxième «Plan Marshall» de la région de l’Extrême-Nord, après le plan d’urgence pour impulser une nouvelle dynamique de développement dans cette même région, ordonné par le chef de l’Etat Paul Biya en 2014. Preuve de la constante sollicitude du Président de la République à l’endroit de ses populations.

En 2014, Paul Biya a ordonné l’élaboration du plan d’urgence pour impulser une nouvelle dynamique de développement dans la région de l’Extrême-Nord, épicentre des activités de la secte Boko Haram au Cameroun et partie la plus pauvre du pays. Beaucoup y voyaient une opportunité pour élaborer un vaste plan de développement dont le plan d’urgence n’en constituerait qu’un volet. Alors que tous les secteurs affichent des indicateurs alarmants dans les régions du Nord-Cameroun, la préoccupation du président de la République est de redonner rapidement, par l’action, de l’espoir aux populations. Ce qui se traduit par des actes concrets.

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