Prévention routière Des sanctions fortes pour les contrevenants

Des mesures dissuasives fortes ont été élaborées par le gouvernement qui s’est fixé pour objectif clair la réduction des accidents de la circulation à 50% d’ici 2020. Une amende de 50 000 FCFA et un retrait de la circulation pour les véhicules sans visite technique devraient donc désormais être appliqués.

Marlyse ABENG

Face à la recrudescence des accidents mortels sur nos routes, le Ministère des Transports annonce des mesures draconiennes. Le but est la réduction des accidents de la circulation à 50% d’ici 2020. Le ministre des Transports, Jean Ernest Massena Ngalle Bibehe, a donc sonné la fin de la récréation. « C’est une nouvelle dynamique impulsée par le ministre des Transports pour assainir ce secteur. Au regard de la recrudescence des accidents de la circulation, la responsabilité des centres de contrôle technique dans l’état des véhicules impliqués dans ces accidents, et la vision de la réduction des accidents de la circulation à 50% d’ici 2020, le ministre des Transports a sonné la fin de la récréation », explique Divine Mbamome, directeur des Transports routiers.

Les accidents de la route constituent une cause non-négligeable de la mortalité au Cameroun. En effet, entre janvier et août 2017, le gouvernement a dénombré 4190 accidents de la route, dont 179 mortels, 784 corporels et 3227 matériels. Les origines de la recrudescence de ce bilan macabre sont de trois ordres. D’abord, les causes humaines avec notamment la responsabilité des conducteurs due à l’excès de vitesse, à de mauvais dépassements, aux surcharges des passagers et/ou des marchandises, à la conduite en état d’ébriété, aux mauvais stationnements. Viennent ensuite les causes matérielles directement liées à l’état technique des véhicules, avec majoritairement les pneus considérablement usés et dont l’état de dégradation ne permet plus une réelle adhérence à la chaussée, la défaillance des systèmes de freinage, la complaisance coupable des agents chargés d’assurer la visite technique des véhicules. Enfin et pas des moindre, nous avons les causes infrastructurelles. Celles-ci concernent d’une manière générale le mauvais état des routes, pas toujours bien entretenues ni améliorées avec le temps, sans luminosité effective ni signalisation bien animée sur les principaux tronçons.

Divine Mbamome, assure donc que des sanctions vont suivre. « Dans les centres de visites techniques, on procèdera au licenciement du contrôleur fautif sans préjudice des poursuites pénales ainsi qu’à la suspension provisoire de l’agrément du centre ou au retrait de l’agrément. Pour les usagers, le véhicule sera retiré de la circulation, et une amende de 50.000 F CFA infligée pour défaut de visite technique », explique-t-il. Ce dernier confie également que le ministère travaille en ce moment sur la conception et la mise en route d’une application de contrôle fixe et mobile, des vignettes sécurisées, pour se rassurer que les documents délivrés par les centres de visite technique reflètent l’état réel du véhicule. Cette application mobile sera mise à la disposition des équipes mixtes de contrôle routier.

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