Compétitivité du Cameroun. Les bons points du PACOM

Le  Programme d’appui à l’amélioration de la compétitivité est arrivé à son terme, laissant de nombreux acquis.

Pierre NGOM

Le premier laboratoire d’analyse physico-chimique et bactériologique du Cameroun, logé au Centre technique de l’agroalimentaire est l’un résultat visible du Programme d’appui à l’amélioration de la compétitivité (Pacom). Ce programme d’un montant de 6,5 milliards de francs CFA entièrement financé par l’Union Européenne, avait pour objectif le renforcement de la compétitivité de l’économie camerounaise, à travers l’amélioration de la productivité et la progression qualitative des entreprises. Il s’agissait donc précisément de permettre la mise en œuvre des deux composantes de la stratégie commerciale souhaitée par l’Etat : la valorisation des avantages comparatifs des filières compétitives sur les marchés d’exportation (régionaux et internationaux), puis le développement des entreprises nationales sur le marché intérieur notamment sur l’axe de la sous-traitance. Pour ce faire, le dispositif s’était promis de mettre à niveau des petites et moyennes entreprises camerounaises du secteur productif industriel et agro-industriel ; de renforcer la normalisation et la qualité ; de mettre à la disposition des entreprises des compétences et des structures d’appui plus efficaces. Le dernier comité de pilotage du Pacom s’est réuni le 26 juillet à Douala. A l’ordre du jour, le bilan de ce dispositif. Et il en ressort que le programme a laissé beaucoup d’acquis.

Outre l’opérationnalisation du CTA avec l’équipement en cours de son laboratoire d’analyse physico-chimique et bactériologique, une trentaine d’entreprises ont bénéficié des programmes de mise à niveau élaborée par le Bureau de mise à niveau (BMN). « Des programmes qui ont permis à ces entreprises de refaire parfois leur plateau technique et d’envisager des axes de développement particulier en rapport avec le diagnostic établi par les équipes du Bureau de mise à niveau », détails Alain Blaise Batongue, le Secrétaire exécutif du Groupement inter-patronal du Cameroun (Gicam). En terme de résultats on peut en outre citer le profilage de 182 PME de sous-traitance ; la réalisation de 362 mises en relation des sous-traitants et donneurs d’ordres ; une centaine de personnels des entreprises formés sur les mécanismes de cotraitance et de cautionnement mutuel ; la certification de 36 consultants nationaux comme auditeur tierce-partie pour les référentiels ISO 9001, ISO 14001 et ISO 22000 ; le renforcement du dispositif de normalisation et de certification de l’Agence des normes et de la qualité ; la réalisation des études préparatoires à la mise en place du Système national de règlementation technique.

« Les chantiers sont lancés mais ils ne sont pas achevés. Le Bureau de mise à niveau doit être reformé pour tenir en compte les aspirations et les problématiques particulières des entreprises ». On a notamment noté une certaine réticence des entreprises à adhérer au programme et des problèmes de financement à la fois du BMN et des entreprises. Ces dernières peinent, en effet, à mobiliser les sommes nécessaires pour financer la restructuration de leur outil de production.

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