Déstabilisation du Cameroun. Certains efforts pour du beurre

Des tentatives de déstabilisation du principal pilier pluridimensionnel de l’Afrique centrale commencent à faire un joli chapelet d’échecs, que l’on peut clairement égrener sous le soleil, sans peur de se faire reprendre par quiconque, tout en mettant à nu les acteurs funestes ligués contre l’épanouissement du Cameroun.

Charles ABEGA

On ne le dira jamais assez et l’évidence se fait d’ailleurs forte au fil du temps, le pays de Paul Biya est le baobab sous lequel s’abrite pratiquement tous les habitants de la très foisonnante forêt équatoriale. Foisonnante par sa diversité culturelle et la richesse du kaléidoscope humain, foisonnante par l’insondable richesse de son sous-sol (capacités minières et énergétiques), foisonnante pour la largesse de ce marché potentiel, vers lequel toutes les grandes industries rêvent d’orienter une quantité considérable de leurs productions. Voilà tout ce à l’assaut de quoi est donc lancé le Grand Occident. Et chacun y va de ses approches, parfois très vicieuses même si douces et silencieuses, et parfois toutes bruyantes et tout aussi dévastatrices que les premières citées.

Quand la diplomatie régulière ne se fait pas assez persuasive, on monte et arme insidieusement des voyous et autres mercenaires, qui attendent alors la moindre brèche pour enfoncer la dague bien profond, dans la poitrine et le flanc, de cette autre pauvre Afrique, comme il en souvent été à plusieurs autres points du continent noir. Pour revenir au Cameroun, la multiplication des foyers de crises à l’intérieur du territoire et leur succession plus que suspecte, forcent fatalement l’interrogation des esprits même les moins avisés. Et les résultats d’analyses froides sont assez clairs : pour avoir part au juteux gâteau que représente le bassin du Congo, il faut défaire le verrou que représente le Cameroun. Plus encore, le Cameroun de Paul Biya. Voilà pourquoi les premières attaques qui fusèrent en direction de l’Afrique en miniature furent depuis bien des décennies, orientées en direction de l’homme du Renouveau, avant d’attaquer à l’institution qu’il dirige. Aucune occasion de cracher du venin en direction de l’homme-lion et de son pays n’a été manquée par les ennemis de la Nation. On peut se repasser ici quelques circonstances dans lesquelles se sont engouffrés certains pour lancer de véritables campagnes nocives en direction du Cameroun, même quand le contexte ne s’y prêtait pas.

Alors que le pays fait face avec un succès relatif à une crise économique qui mettait alors à mal la planète toute entière, de certaines chancelleries l’on pointait du doigt les gouvernants ; alors que la nébuleuse terroriste Boko Haram, émule du grand vent terroriste combattu par le monde entier, fait une intrusion sanglante dans le Grand Nord du Cameroun et que la nation essayait de sauvegarder sa souveraineté et son intégrité territoriale, d’aucuns se faisaient des tribunes pour mettre en avant de supposées violations de droits de l’homme par l’armée du Cameroun et le gouvernement ; ce tableau est d’ailleurs de manière éhontée, rafraichi avec la crise dans les régions du Sud-Ouest et du Nord-Ouest. Ici une fois de plus, des individus surgis de nulle part et obéissant visiblement à un agenda caché, s’attaquent aux institutions, à d’autres fils et filles de la République dans l’exercice de leurs fonctions ; puis, de manière non-négligeable, admirez toute l’agitation d’une certaine opinion autour de la supposée annulation de la CAN 2019 en préparation au Cameroun. Si l’on sait que tous les pays organisateurs des grands rendez-vous sportifs à travers le monde n’ont jamais été définitivement prêts des mois avant l’évènement, il devient incompréhensible l’acharnement sur l’organisation camerounaise qui pourtant, conduit des préparatifs qui avancent de manière impressionnante sur les différents sites en chantier.

A qui profiterait une déstabilisation du Cameroun ? Point besoin d’être sorcier pour savoir ce qu’espèrent ceux qui passent allègrement et régulièrement le pays de Paul Biya au caviar. Malheureusement pour ces derniers, le peuple camerounais, à l’exception de quelques parvenus, a cessé d’être dupe, tout comme le reste du continent tout autour, qui regrette bien d’avoir permis à ces pilleurs du Nord, de venir semer le chaos en Libye, au Rwanda, au Mali, au Soudan, etc.

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