La commission Musonge. Des partenaires internationaux plus que mordus

Rien qu’au cours du mois de juillet dernier, plusieurs pays et institutions internationales se sont dits disposés à collaborer avec cette jeune structure chargée de la promotion du bilinguisme et du multiculturalisme. 

Pierre NGOM

Le 31 juillet dernier, la Commission nationale pour la promotion du bilinguisme et du multiculturalisme (CNPBM) a reçu la visite du directeur du bureau régional multisectoriel de l’Unesco pour l’Afrique centrale. Au bout de près d’une heure d’échanges avec le président de la commission, Peter Mafany Musonge, Salah Khaled a dit que l’institution qu’il représente était disposée à accompagner la commission. « L’Unesco est prête à collaborer avec la CNPBM. Surtout dans le domaine de la promotion de la diversité culturelle. Nous voulons être des partenaires davantage dans la conception des programmes d’éducation à la citoyenneté et à l’approfondissement de la connaissance de l’histoire du pays », a-t-il expliqué. Cette initiative repose sur le fait que, comme le proclame l’acte constitutif de l’Unesco, « c’est dans l’esprit des hommes que doivent être élevées les défenses de la paix ».

Cette rencontre clôturait une série de visite des membres du corps diplomatique accrédité à Yaoundé enregistrées ce mois juillet. Avant le directeur du bureau régional de l’Unesco, Peter Mafany Musonge et son équipe ont reçu une semaine avant le Haut-commissaire de Grande Bretagne au Cameroun. Rowan James Laxton était également venu proposer son appui CNPBM. « Nous souhaitons accompagner les actions de la commission pour surmonter les défis mais surtout, maximiser les opportunités dans un pays comme le Cameroun, qui a une grande diversité », avait-il notamment indiqué à la presse au sortir de cette audience. De l’aide pour sauvegarder la paix, l’harmonie et le vivre-ensemble au Cameroun, c’est aussi ce qu’était venu proposer le 04 juillet dernier l’ambassadeur de France au Cameroun à la commission Musonge. « La France pense que c’est important pour les Camerounais de vivre en paix et en harmonie. Il faut retrouver ce vivre ensemble qui est la marque de fabrique du Cameroun, cette terre d’hospitalité et de générosité », avait indiqué   Gilles Thibaut pour justifier sa démarche.

Cet intérêt des partenaires internationaux du Cameroun vis-à-vis de cette institution témoigne à suffisance de l’importance de son rôle dans la résolution de la crise dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Elle a effet été créée le 23 janvier 2017 par le chef de l’Etat, Paul Biya, en réponse à cette crise. En effet, sous l’autorité du président de la République, la Commission est chargée d’œuvrer à la promotion du bilinguisme, du multiculturalisme au Cameroun. L’objectif est de maintenir la paix, de consolider l’unité nationale du pays et de renforcer la volonté et la pratique quotidienne du vivre ensemble de ses populations. Elle est aussi une preuve, s’il en était encore besoin, que le président de la République n’a ménagé aucun effort pour répondre aux revendications exprimées par les enseignants et les avocats au début de ces tensions.

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