Décentralisation. Paul Biya lance la machine

Le Chef de l’Etat a signé un décret le 1er août, mettant sur pied les différentes structures du ministère en charge de ce domaine et qui précise ses missions.

Marlyse ABENG

La décentralisation rend effective la participation des citoyens à la gestion des affaires locales. Indicateur du niveau d’enracinement de la culture démocratique du pays, elle est porteuse  de réels  espoirs d’un développement durable.  Au Cameroun, le processus de décentralisation est en cours et avance sereinement. En témoigne, le décret du chef de l’Etat Paul Biya signé le 1er aout 2018, et portant organisation du ministère de la Décentralisation et du développement local (MINDDEVEL). Ceci, dans la volonté affichée par le président de la République de donner une nouvelle impulsion à ce processus dans notre pays. Le moins que l,on puisse dire, c,est que ce décret présidentiel était attendu depuis la création de ce département ministériel lors du réaménagement gouvernemental du 2 mars 2018, pour lancer effectivement la machine. L’ossature de la première administration est désormais connue. Bien plus, les missions assignées à ce département ministériel sont, une fois encore, clairement définies. Comme son nom l’indique, celles-ci sont orientées vers deux domaines précis : la décentralisation et le développement local.

C’est ce que révèle le décret de Paul Biya. S’agissant de la décentralisation, la lecture de cet important fait comprendre qu’il s’agit entre autres, de l’élaboration de la législation et de la réglementation relatives à l’organisation et au fonctionnement des collectivités territoriales décentralisées, de l’évaluation et du suivi de la mise en œuvre de la décentralisation et le suivi et du contrôle des collectivités territoriales décentralisées (CTD). Enfin, sous l’autorité du président de la République, le ministre de la Décentralisation et du Développement local exerce la tutelle de l’Etat sur les collectivités territoriales décentralisées.

Dans le domaine du développement local, il revient au département ministériel de promouvoir le développement socio-économique des collectivités territoriales décentralisées et la bonne gouvernance au sein de celles-ci. En outre, il exerce la tutelle de l’Etat sur certains organismes intervenant dans ce secteur à l’instar du Fonds spécial d’équipement et d’intervention intercommunale (FEICOM), du Centre de formation pour l’administration municipale (CEFAM) et du Bureau national de l’état civil (BUNEC). Le suivi de la gestion des élus locaux, des personnels communaux est également prise en compte. De même qu’un accent est mis sur le suivi des partenariats entre les collectivités locales et celles de l’étranger. Le financement de la décentralisation, à lui tout seul bénéficie d’une direction, ce qui permet sans doute de comprendre l’importance de ce volet dans la vie de ces entités. S’agissant des services déconcentrés, ils sont constitués des délégations régionales et départementales. Au total, ce sont 99 articles qui viennent ainsi réaffirmer la volonté des pouvoirs publics de faire de ce secteur, l’un des leviers de développement à partir de la base.

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