Lutte anti-corruption. Les bons points des Initiatives à résultats rapides

Deux jours de travaux ont permis à la Commission nationale anti-corruption et à certaines administrations d’apprécier le chemin parcouru et d’en faire une évaluation satisfaisante.

Marlyse ABENG

2006 peut être considéré comme le second  âge de la  lutte contre la  corruption sous l’ère  Biya. Le 06 novembre 1982, lorsqu’il accède à la magistrature suprême,  le Président de la République place son mandat sous le signe de  « la Rigueur et la Moralisation ». Paul Biya a privilégié l’approche pédagogique en invitant ses compatriotes à un changement de comportement à l’égard de « la chose publique ». Mais face à la persistance  des  pratiques  déviantes vis-à-vis de la fortune publique, Paul Biya a mis sur pied la Commission nationale anti-corruption (CONAC). Cet organisme public indépendant qui vient renforcer  le  cadre  institutionnel de la lutte contre la corruption au Cameroun se place au cœur de  la  croisade.  Dotée ainsi des pleins pouvoirs pour tordre le cou à ce fléau, l’institution est chargée de contribuer à la lutte contre la corruption sous toutes ses formes.  A ce jour donc, la Conac présente un bilan satisfaisant.

Et pour cause, elle n’a eu de cesse d’établir des stratégies pour lutter contre ce fléau au Cameroun. Les Initiatives à Résultats Rapides (IRR) sont de celles-ci. Et le constat dressé à l’issue des deux jours d’évaluation de la 10e série organisée au siège de l’isntitution à Yaoundé, fait état de ce qu’elles portent des fruits. Les travaux ont notamment permis de faire le point de la mise en œuvre de cette action au sein d’une dizaine de départements ministériels, et dans certaines institutions publiques et para publiques. De l’analyse des performances enregistrées, son vice-président s’est dit satisfait des résultats obtenus. La restitution des conclusions du Ministère de la Santé publique (Minsanté) et de celui de la Fonction publique et de la Réforme administrative (Minfopra), n’ont d’ailleurs pas manqué de soulever un tonnerre d’applaudissements. Dans le premier cité, il a été constaté une nette amélioration du taux de déperdition des malades et du taux de recettes, soit 30 à 40% comparé aux objectifs préétablis. Quant au Minfopra, les actes de corruption ont baissé grâce au désengorgement des actes mal classés favorisant la lenteur des procédures. A ce niveau, l’on a alors procédé au classement par nature d’acte, par ordre chronologique.

Les autres ministères encore à mi-parcours, attendent d’atteindre les 100 jours pour faire une évaluation proprement-dite de l’implémentation des IRR à leur niveau. Pour un début, ils disent déjà noter des avancées dans le management de leur département ministériel.

Les entreprises publiques et para-publiques de leur côté présentent aussi des résultats encourageants. « Les procédures en interne ont été améliorées, les états en matière de gouvernance semblent avoir été maîtrisés », a indiqué, Alfred Etom, Coordonnateur de la stratégie de lutte contre la corruption à la CONAC. A noter que la création de la Commission nationale anti-corruption par le Président de la République traduit sa ferme volonté de débarrasser le Cameroun d’un fléau qui plombe ses efforts de développement.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *