Paul Biya Président ! Les piliers de sa vision politique

Alors qu’il avance vers un autre mandat, le Chef de l’Etat Paul Biya  assure la continuité de sa vision politique élaborée dès sa première prestation de serment en 1982. Cette vision tourne autour des libertés sociales, politiques et économiques, d’une gouvernance responsable et du renforcement de la coopération internationale.

Anaïs FOUMANE

Le scrutin présidentiel du 7 octobre 2018, donnera une fois de plus l’occasion de témoigner de la vitalité de la démocratie au Cameroun. Vingt-huit candidatures pour le poste de Président de la République ! Au Cameroun, ce sont plus de 190 partis politiques qui exercent librement leurs activités et participent quand ils  le peuvent et comme ils le sentent, aux différents scrutins organisés. En effet, dès sa prestation de serment, en 1982, le Chef de l’Etat a fait de la promotion des libertés (politiques, économiques et sociales) un leitmotiv de sa gouvernance. Après deux élections qu’il remporte en 1984 et 1988, Le Président Paul Biya prend part en 1992 à la première élection présidentielle démocratique et multipartite dans son pays. C’est historique au Cameroun. Le pays, qui avait déjà entamé le processus d’ouverture politique, intègre ainsi la mouvance mondiale de l’époque, très favorable à la pluralité et donc, à la confrontation des idées. Pour Paul Biya, les vents d’Est, loin de déclencher le processus démocratique, l’ont simplement accompagné. A ce sujet, il manifestera sa vision politique dans la création même du RDPC (Rassemblement démocratique du peuple camerounais) en 1985 : « le nom Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais n’est pas dû au hasard. Il s’agissait, en effet, d’abord, de rassembler, sans exclusive, nos concitoyens de bonne volonté, pour qui l’unité et la stabilité de notre pays sont les biens le plus précieux. Il s’agissait aussi de démocratiser une société politique qui avait eu sans doute ses mérites à un moment de notre histoire nationale, mais qui paraissait incapable d’évoluer. Il s’agissait enfin de rapprocher le pouvoir du peuple souverain, afin que celui-ci soit mieux associé à la conduite des affaires publiques. Ce sont ces objectifs que le RDPC s’est efforcé d’atteindre progressivement. D’abord en s’appliquant à lui-même les règles de pluralisme, ensuite, en donnant la parole à la base pour qu’elle puisse s’exprimer. C’est dire que lorsque le vent d’Est a abordé le rivage de l’Afrique, nous avions déjà entamé le processus démocratique “. De nombreuses libertés ont ainsi été consenties sur le plan social, avec une loi inédite adoptée en 1990 et qui consacre la liberté de la presse au pays. S’agissant de la bonne gouvernance, les efforts dans ce sens ont souvent été ralentis par les conséquences des crises économiques qui ont frappé les pays à l’échelle mondiale. Certains pays, notamment ceux producteurs de pétrole comme le Cameroun, ont davantage ressenti ces chocs économiques. Un programme de lutte anti-corruption permet aujourd’hui de garantir plus de transparence et de responsabilité dans la gestion de la chose publique. Sur ce chantier notamment, le Président a déployé de nombreuses structures. Une commission, un tribunal, une agence d’investigation financière, permettent aujourd’hui d’appréhender tous ceux qui manquent à leur devoir d’éthique financière.

A ces chantiers systémiques qui sont loin d’être exhaustifs, s’ajoute le renforcement de la coopération internationale, qui reste un défi permanent du Chef de l’Etat. Celui-ci prône une réelle ouverture et un véritable dynamisme,  perceptibles aujourd’hui au travers du foisonnant partenariat multilatéral que contracte le Cameroun à l’échelle continentale et mondiale. Cette coopération multilatérale qui s’appuie sur la solidarité et le respect, est riche et diversifiée. Les amis du Cameroun se recrutent aux quatre coins du monde.  Aussi, une issue du prochain scrutin présidentiel favorable au Président Paul Biya lui permettrait de parachever les chantiers du développement qui ont souvent été mis à mal, par de nombreuses années passées à garantir la sécurité et l’intégrité du territoire. Le conflit de Bakassi, les coupeurs de routes, le Boko Haram, les bandes rebelles centrafricaines, la piraterie maritime, le mouvement sécessionniste, sont autant de bourbiers qui engloutissent malheureusement, d’importantes parts de budget qui auraient pu être consacrées aux chantiers de l’émergence.

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