Première édition du Sommet sur la paix. Le « PRESIDENT Paul Biya » invité de Emmanuel Macron en … Novembre

La nouvelle a failli passer inaperçue au sortir de l’audience accordée par le Chef de l’Etat jeudi 2 août dernier à Gilles Thibault, ambassadeur de France au Cameroun.

Charles ABEGA

Le contenu du pli présidentiel conçu depuis l’Elysée à Paris, a pourtant été clairement décliné par le chef de la mission diplomatique française en poste à Yaoundé. En effet, parallèlement à la partie du message du président Emmanuel Macron qui apprécie les efforts déployés par le locataire du Palais de l’Unité pour la quête permanente de la paix et de la stabilité au Cameroun, du désir d’effectivité de la décentralisation dans la gestion des affaires de l’Etat, des plans mis en œuvre au quotidien pour l’amélioration des mécanismes de gouvernance et des conditions de vie des populations, de la qualité et de la quantité des chantiers constituant l’impressionnant paquet des Grands chantiers de l’Emergence, de l’acuité des menaces sécuritaires, l’ambassadeur a bel et bien transmis l’invitation du Chef de l’Etat français à son homologue du Cameroun. Et cette dernière articulation est la plus forte du courrier délivré.

Omission volontaire ?

Prima faciès, quoi de plus normal qu’une invitation d’un chef d’Etat à un homologue, surtout quand les relations bilatérales sont sous bonne onction d’une capitale à une autre ? Seulement, quand d’aucuns auraient attendu que soit gelé toute projection diplomatique à la veille de la très médiatisée élection présidentielle d’octobre prochain, les autorités françaises, qui suivent avec la plus grande attention l’évolution des affaires au pays, viennent une fois de plus en l’espace de deux mois, redire à l’homme du Renouveau, toute la considération et l’admiration qu’elles ont de lui et de son œuvre. Paris, qui ne méprise nullement l’actualité sociopolitique brûlante du Cameroun, et loin de vouloir conditionner la conscience collective nationale éminemment sollicitée pour le prochain scrutin, exprime simplement le bonheur sans cesse croissant d’un pays européen, de pouvoir compter sur un ami loyal sur le continent africain, dans un domaine aussi précieux que la paix. Car il sera bel et bien question de Paix en novembre prochain dans la « ville-lumières ». En formulant donc le désir de voir Paul Biya, président de la République du Cameroun, prendre part à cette toute première édition du Sommet pour la paix, prévu au lendemain de la commémoration du centenaire de la fin de la Première Guerre mondiale, Emmanuel Macron renouvelle également un vœu pieux partagé avec le Camerounais, celui de se donner sans ménagement pour la paix entre les peuples, entre les nations.

Une victoire de plus !

Les analystes vous le diront bien clairement, le désir exprimé par la France de voir Paul Biya au tout premier rendez-vous mondial spécialement dévoué à la recherche des solutions pour une paix durable dans le monde, est plus que tout, une marque de reconnaissance du travail longtemps abattu par un homme, plus de trois décennies durant, pour bâtir une société solide, sur des idéaux de paix, d’unité, de stabilité. « Le mendiant de la paix », l’a-t-on surnommé. Avec lui, l’affrontement armé et le sang versé restera toujours l’ultime recours. Il faudra alors au préalable, avoir épuisé tous les recours et plans de dialogue possible. Le différend ayant opposé le Cameroun au voisin et frère nigérian reste certainement l’exemple le plus fort, à côté de la démarche actuelle dans la crise anglophone, à mettre à l’actif du Lion d’Etoudi. M Macron sait donc pouvoir compter sur l’intervention de Paul Biya, dans le cadre des échanges d’expériences, pour en édifier plus d’un dans l’optique de la prévention et de la gestion pacifique des conflits.

Quel hommage !

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