Réseaux sociaux. Facebook en campagne contre les « fake news » au Cameroun

#NoFakeNohate, c’est le Hashtag officiel d’une campagne de lutte contre la désinformation sur les réseaux sociaux. Elle est initiée par l’immense firme américaine Facebook. Une délégation du réseau social au plus de 2 milliards d’abonnés actifs séjourne au Cameroun durant le mois d’Août 2018.

Anaïs FOUMANE

Une série d’ateliers meublera le séjour de la délégation Facebook qui a décidé d’accompagner les efforts de lutte contre la désinformation au Cameroun. Le premier de ces ateliers s’ouvre ce 8 août 2018 dès 9h au campus de l’Ecole Supérieure des Sciences et Techniques de l’Information et de la Communication (ESSTIC). Cette session de formation gratuite  est organisée en partenariats avec les acteurs locaux qui se démarquent par leur présence sur la toile. Il s’agit de   Mozilla Cameroun, GDG Cameroun, Barcamp Cameron, ISOC-Cameroun, Le Boukarou, Je suis Camerounais et Je Blogue. L’opportunité de cette mobilisation s’explique par le contexte sociopolitique actuel. La crise qui secoue les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest du pays, donne lieu à des débordements qui sont perceptibles, tant sur le terrain physique avec des conséquences humaines et matérielles dramatiques, mais aussi à travers un activisme virtuel, nocif pour le public naïf. Une meilleure appréciation de cette crise permet de dire que l’exacerbation des violences sécessionnistes sur le terrain, découle de l’extrémisme violent auxquels se livrent certains influenceurs et activistes tapis derrière des écrans d’ordinateurs et de téléphones de troisième génération.

Dans leurs pratiques quotidiennes, ces activistes se livrent à une impressionnante propagande dont l’essence principale reste en particulier, le “fake news”. À force d’informations dénaturées, souvent décontextualisées, tronquées ou simplement inventées, les activistes s’attèlent à gagner le plus grand nombre de partisans à leur cause.  Une guerre des perceptions qui a malheureusement des conséquences très souvent regrettables pour les populations. Cette guerre  pousse à la radicalisation des idées et ne laisse aucune place à un possible dialogue. La menace virtuelle est réelle, car entre le clavier et la rue, la limite si fine est rapidement franchie, d’un terminal à un autre. Le téléphone, ce nouvel outil de communication que l’Africain n’a pas encore totalement conquis, dans son utilisation de plus en plus dynamique, surtout lorsqu’il est connecté.

La prégnance du phénomène, impose une lutte qui passe par la sensibilisation. Les thèmes qui seront abordés ce 8 août à l’ESSTIC ambitionnent de faire le tour de la question. Des séances pratiquent permettront d’améliorer les techniques de vérification des faits. Une autre thématique traitera essentiellement de la désinformation et de la sécurité en ligne sur Facebook. Dans le cadre de cette campagne, un autre atelier se tiendra  le 9 août 2018 à Yaoundé. Aussi, une table ronde  sera organisée  sur la législation camerounaise en matière de propagation de fausses nouvelles, diffamations, incitations à la haine et à la révolte à partir des plateformes en ligne. Le hashtag officiel de cette campagne  est #NoFakeNoHate.

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