Traque engagée contre les sécessionnistes. Les armes imparables du gouvernement

Avec l’assassinat en captivité de sa majesté William Njie Mbanda, chef traditionnel du village Lysoka Moliwe, après des meurtres de dignitaires religieux dans la même zone en crise par ces bandes de voyous armés, les autorités gouvernementales ont décidé de passer à une étape plus incisive, dans la bataille contre les milices sécessionnistes.

Charles ABEGA

La décision prise par le pouvoir de Yaoundé et exprimée par Paul Atanga Nji, ministre de l’Administration Territoriale lors de l’audience accordée aux chefs traditionnels du Sud-Ouest libérés après de longs et atroces jours de captivité, est loin d’être une simple fulgurance. Car en effet, depuis le début des exactions dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, les Forces de Défense et de Sécurité du Cameroun n’ont cessé de monter en puissance dans leur déploiement et leur désir d’anéantir la gangrène qui empoisonne la vie des populations dans la zone anglophone. Plusieurs attaques ont été efficacement repoussées et de nombreuses localités ont également été sanctuarisées dans les deux régions.

Pour revenir à des faits plus significatifs, il convient de rappeler qu’après avoir pris conscience de la gravité de la situation avec la secte islamiste Boko Haram, le Chef de l’Etat déclarait officiellement la guerre à ces criminels et l’armée du Cameroun passait alors à une autre étape de déploiement. Le succès des opérations fut alors des plus enthousiasmants puisqu’à ce jour, l’actualité de ces terroristes ne tient plus qu’à quelques rares apparitions d’une évanescence renversante. Avec les accords d’exterritorialité impliquant  des poursuites au-delà de nos frontières avec le Nigéria, un voisin également impliqué dans la lutte contre cette nébuleuse, les troupes républicaines camerounaises ont considérablement mis en déroute la bande à Shekau, et reconquis l’intégralité du territoire tombée sous le contrôle de ces bandits lourdement armés, libérant au passage des centaines d’otages retenus par les terroristes. Et les résultats furent autant appréciés par la partie camerounaise que par les Nigérians. Une victoire qui tenait aussi bien de la diplomatie agissante que par le professionnalisme d’une armée fidèle à un Commandant-en-chef à l’expérience éprouvée, Paul Biya pour ne pas le nommer.

Et à partir des hautes capacités managériales du Chef de l’Etat camerounais, l’on serait tenté d’établir un parallèle entre Boko Haram et la crise sécessionniste des régions anglophones. Quand en janvier 2018, Paul Biya intègre réellement que son pays est attaqué par des hordes de hors-la-loi dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, il n’hésite pas à déclarer officiellement la guerre aux semeurs de troubles. Et aussi bien en interne que sur le plan international, tout est mis en œuvre. C’est ainsi qu’une bonne grappe de leaders du mouvement séparatiste seront interpelés au Nigéria et extradés vers des cellules du Cameroun, pour répondre de leurs actes devant la justice. Une arrestation spectaculaire qui faisait suite à un avertissement des autorités.

Quand aujourd’hui donc, ce gouvernement envoie une ultime mise en garde en direction des activistes, financiers et autres acteurs derrières ces criminels sécessionnistes qui voudraient transformer un champ de ruine une partie du Cameroun, il faudrait peut-être suivre l’actualité avec plus d’acuité.

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