Lancement de la campagne présidentielle 2018. Le Sud-Ouest souhaite accueillir le candidat Biya en premier

Les élites du Sud-Ouest n’ont aujourd’hui qu’un seul vœu, accueillir dans leur région, le Chef de l’Etat, pour le lancement de la campagne électorale.

Charles ABEGA

Les concertations d’élites succèdent à d’autres rencontres incluant autorités traditionnelles, administratives et religieuses. Au menu des discussions, le désir de fédérer le plus de voix possible, pour espérer obtenir comme pour l’organisation d’une compétition sportive internationale, le lancement de la campagne électorale comptant pour les Présidentielles à venir. Car en effet, pour un tel privilège, il faut bien plus que de la motivation chez le demandeur. L’argumentaire se doit d’être des plus persuasifs, surtout dans le cas de la région du Sud-Ouest, qui traverse on le sait tous, un contexte sociopolitique et sécuritaire empreint assez fébrile avec la fameuse crise sécessionniste. Et pour compliquer la chose, les hommes forts de la région concernée espère la présence du candidat RDPC à cet évènement. Alors, rament-ils en vain ?

Motivations

Une présence de Paul Biya dans cette zone, où des hors la loi essaient depuis plus d’un an, d’imposer un Etat anarchique, serait pour les organisateurs d’un tel challenge, un véritable pied de nez fait aux ennemis de la République. Le défi serait alors énorme et pluridimensionnel, puisque les activistes et autres agitateurs prétentieux assisteraient impuissants, à la manifestation la plus élevée de l’expression de la souveraineté d’un homme, soutenu par son peuple. D’ailleurs, le maire de Buea a déjà réussi il y a quelques jours seulement, à déclarer ouvertement la guerre à ces brigands, faisant au passage libérer des chefs traditionnels en captivité. Un prologue édifiant, qui constituerait l’un des éléments clé à rajouter dans l’argumentaire de l’élite locale, dans sa démarche actuelle. Par ailleurs, de mémoire, l’on se souvient bien que, pendant les années dites de braise, le Chef de l’Etat avait alors effectué un déplacement dans une ville de Douala au décor quasi apocalyptique, et en était reparti victorieux, laissant derrière lui des compatriotes plus conciliants, plus ouverts au dialogue, bien loin de la radicalité barbare qui motiva plusieurs agissements dignes de véritables sauvages.

Et les régions anglophones aujourd’hui, n’en sont pas si éloignées. C’est donc un « porteur de paix », plus qu’un simple candidat aux élections présidentielles, que la région du Sud-Ouest souhaite recevoir. En outre, ces populations espèrent tenir ici une occasion de communier encore une fois avec cet homme qui leur a apporté une transformation réelle de leur quotidien, avec une courbe considérablement ascendante. Puis, il y a cette autorité effective sur le terrain, mais sans cesse mise à mal par les séparatistes, à conforter. Et pour ce dernier aspect, il est clair que la région du Sud-Ouest exprime ici un vœu qui serait commun à celui d’au moins une autre, géographiquement et sociologiquement pas très éloignée.

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